dimanche 30 novembre 2008

Les terroristes voulaient assassiner 5000 personnes



par Claire Dana Picard

Arouts Sheva

Alors que tout le monde tente de se remettre du choc terrible provoqué par le massacre de Mumbai, on découvre que les terroristes islamistes responsables du carnage envisageaient un scénario encore plus sanglant.

L'adjoint du gouverneur de la province de Maharashtra a révélé à la presse que les terroristes voulaient assassiner 5000 personnes. Il a précisé que les armes et les munitions qui avaient été découvertes prouvaient qu'ils comptaient faire des milliers de victimes. Il a ajouté qu'ils étaient équipés notamment de matériel très sophistiqué et étaient en contact permanent avec un Etat étranger. Certains laissent entendre que le Pakistan est impliqué dans ce massacre.

Le bilan, encore provisoire, fait état de 174 morts lors de cette attaque perpétrée dans cette immense métropole indienne où les attaques ont été lancées dans divers points de la ville. Il aura fallu plus de 60 heures aux forces armées locales pour venir à bout des terroristes qui s'étaient retranchés dans les hôtels et le Beth Habad.

Le Sunday Telegraph britannique a publié, de son côté, les premiers éléments de l'enquête recueillis auprès du seul terroriste survivant. Il s'agirait d'un ressortissant pakistanais, se faisant appeler Camel. Il a prétendu que l'attaque avait été minutieusement préparée pendant un an.

Au cours de cette période, les terroristes auraient recueilli des données précises, et n'auraient rien laissé au hasard. Selon Camel, l'opération se révélait relativement "simple". Il s'agissait de lancer simultanément des attentats sur plusieurs cibles avec comme mission de faire le maximum de victimes. Par la suite seulement était prévue l'attaque en force de trois centres de la ville.

Les terroristes avaient reçu l'ordre de viser les deux grands hôtels luxueux de Mumbai, Taj Mahal et Overoi, la gare et le Beth Habad. Les Occidentaux n'étaient pas les seuls visés: en effet, les Juifs ont été personnellement pris pour cible, les terroristes voulant "se venger des souffrances infligées aux Palestiniens".

Et d'après des informations communiquées dimanche matin par le Times of India, le prévenu, dont le nom serait Azzam Amir Kassab, aurait été envoyé spécialement avec ses hommes pour porter atteinte à des Israéliens. Les terroristes auraient bénéficié sur place de la complicité d'au moins cinq Indiens dont les noms ont été transmis à la police.

Pour la première fois depuis l'Inquisition des Juifs sont massacrés en Inde



L'effroyable carnage perpétré à Bombay par des terroristes islamistes, avec la probable complicité du voisin pakistanais, continue d'être commenté par de nombreux "spécialistes". En fait on assiste à la critique systématique des Indiens par des commentateurs qui mettent surtout l'accent sur le fait que les droits de la minorité musulmane - laquelle s'élève tout de même à environ 150 millions d'individus - ne seraient pas respectés. Or l'Inde, faut-il le rappeler, est une démocratie qui, comparativement, traite bien ses minorités et que le massacre relève de la pure barbarie et n'a aucune excuse.


Ces accusations évoquent celles utilisées pour faire porter toute la responsabilité du conflit israëlo-arabe aux seuls Israéliens et dédouaner complètement les Palestiniens.

Il est bien entendu plus facile d'être irréprochable à la façon du Pakistan, "le pays des purs" (de l'ourdou : "pak" signifiant "pur" et "stan" signifiant "pays"), où il y a 0% d'Hindous et 0% de Juifs. On y traite effectivement très bien les minorités car elles sont inexistantes, le problème ayant été réglé une fois pour toutes lors de le partition de l'Inde en 1947. On peut aisément prédire le radieux sort des populations non-musulmanes si jamais l'Inde venait à accorder l'indépendance à la province du Cachemire ou si elle était rattachée au Pakistan.

Gary Weiss a écrit un article sur les Juifs d'Inde paru en anglais dans Forbes (13.8.2007), dont voici quelques extraits :

"L'Inde pourrait être le seul pays au monde qui, tout au long de son histoire, a été exempt de préjugés antisémites. Comme le faisait remarquer un article paru récemment dans le journal de généalogie juive Avotaynu sur une communauté juive indienne, "Les Bene Israël ont prospéré pendant 2400 ans dans une terre de tolérance où ils n'ont jamais connu l'antisémitisme. Ils y ont mené des vies couronnées de succès dans tous les aspects de la vie socio-économique et culturelle au sein de la population de la région."

Comparant l'Inde à l'Europe, Weiss observe:

"Mais dans l'Inde "arriérée", les communautés juives, depuis leur arrivée, n'ont non seulement jamais fait l'objet d'aucune discrimination, mais ont occupé une place prépondérante dans la vie commerciale aux endroits où elles se sont installées – or en général c'était précisément leur réussite qui nourrissait l'antisémitisme européen."

Les Juifs indiens ont connu des persécutions du fait des Portugais:

"En effet, les Juifs de Cochin ont bel et bien été persécutés –non pas par les Indiens, mais par les Portugais, fidèles en cela à la glorieuse tradition de l'Inquisition. Avec l'aide d'un maharajah hindu et des Hollandais, la communauté juive de Cochin a pu reconstruire sa synagogue, qui avait été brûlée par les Portugais, sur son emplacement actuel près de son palais du maharadjah; où elle se trouve intacte jusqu'à aujourd’hui."

Et Gary Weiss de conclure :

"J'ai eu toujours du mal à aborder la question de l'antisémitisme avec les Indiens. Ils ne comprennent pas ce que c'est que l'antisémitisme, et pour vous dire la vérité, j'ai moi-même des difficultés à l'expliquer."

Juifs de Cochin, par Herbert Israël
http://philosemitismeblog.blogspot.com/

samedi 29 novembre 2008

Huit otages israéliens tués à Bombay


Le Figaro | AFP


Huit otages israéliens ont été tués par des islamistes lors de la série d’attaques meurtrières à Bombay, en Inde, selon un nouveau bilan aujourd’hui du ministère israélien des affaires étrangères.


L’ambassade d’Israël en Inde avait fait état vendredi de cinq otages israéliens tués dans le centre juif de Bombay lors de l’assaut conduit par les forces de sécurité indiennes.

"Huit corps ont été identifiés comme étant ceux d’Israéliens, certaines victimes ayant la double nationalité israélienne et américaine" a dit le porte-parole du ministère des affaires étrangères. "Sur ces huit tués, six l’ont été dans le Beit Chabad" le centre religieux juif orthodoxe du mouvement Loubavich, visé par les auteurs des attaques, a précisé le porte-parole Yigal Palmor.

Il a indiqué par ailleurs que les autorités israéliennes étaient toujours sans nouvelles de quatre autres Israéliens se trouvant dans la région au moment des attaques.

vendredi 28 novembre 2008

La Hollande au centre d'une nouvelle "tourmente islamique"?


HOLLANDISTAN
par Shraga Blum
AROUTS SHEVA


Les pays du Nord de l"Europe, habitués à la démocratie et au débat serein depuis de nombreux siècles, sont par retour de flamme la cible de ceux qui ne supportent pas la moindre remise en question ou la critique la plus élémentaire. Et en tête de liste les communautés musulmanes - importantes - qui y sont installées, et au delà, tout le monde musulman à travers notre village planétaire.

Le pays batave avait déjà été secoué en novembre 2004 par l'assassinat du cinéaste Théo Van Gogh par un islamiste, et par les remous autour de la parution des livres de Ayaan Hirsi Ali, somalienne établie aux Pays-Pas, pourfendeuse de l'intégrisme musulman, et qui a du quitter le pays pour les Etats-Unis suites aux menaces sur sa vie.

Le Danemark voisin n'avait pas non plus échappé à la fureur des Imams après la publication des fameuses "caricatures de Mahomet".

La Hollande va-t-elle le point de départ d'une nouvelle offensive du monde musulman envers l'Occident?

En effet, un jeune politicien et réalisateur hollandais, Ehsan Jami, va prochainement sortir un documentaire intitulé "Interview de Mahomet", dans lequel il réalise une interview fictive du fondateur de l'Islam, et l'interroge notamment sur sa vision des femmes, des Juifs et de l'apostasie. Né en Iran en 1985, Ehsan Jami a du quitter le pays des Mollahs en 1994 avec sa famille, du fait des activités politiques "subversives" de son père. Avec des amis, il a créé en Hollande le "Comité Central pour Anciens Musulmans", organisme visant à apporter aide et soutien à ceux qui abjurent leur foi musulmane et subissent pressions et menaces de la part des milieux religieux islamiques.

Après avoir adhéré au Parti travailliste hollandais en 2003, il se rapprochait en 2007 du "PVV", "Parti de la Liberté" de Geerts Wilders, auteur du film "Fitna", et qui compare la montée de l'Islam en Europe à celle des Nazis dans l'Allemagne de l'entre-deux guerres. A cette période, un réel mouvement se créait au sein de la population hollandaise pour faire face à l'intolérance...croissante des responsables musulmans du pays, à l'image de Tjibbe Joustra qui mettait en cause quiconque émettait le moindre critique de l'Islam.

Dans un premier temps, Jami voulait réaliser un film d'animation mettant Mahomet en scène, et traitant de son "goût pour les femmes et les enfants", mais à la demande du ministre néerlandais de la Justice, Ernst Hirsch Ballin, il avait renoncé au profit de cette "interview".

Et déjà, les milieux islamistes se mobilisent contre ce "blasphème". Le quotidien marocain Al-Gharida Al-Oullah révèle que des associations musulmanes ont appelé "au boycott des produits néerlandais", et aux Pays-Bas, on se demande si l'avant-première de ce court-métrage de 10mn pourra avoir lieu comme prévu le 10 décembre prochain. Après les réactions suite aux caricatures danoises, il est à craindre que les effets de la diffusion de ce film ne déclenche un nouveau tollé dans un monde musulman habituellement si pacifique...

jeudi 27 novembre 2008

Le Beit Habad pris pour cible


Des personnes se rassemblent après les attaques de mercredi soir à Mumbai.
Photo: AP , JPost

Par DAVID HOROVITZ ET AP


Des hommes armés ont attaqué le siège en Inde de l'organisation juive orthodoxe Habad Loubavitch à Mumbai (ex-Bombay), où des tirs ont été entendus dans la nuit de mercredi à jeudi, ont rapporté les médias indiens. Un terroriste a été abattu jeudi matin par une unité spéciale de police indienne. Quatre autres se sont barricadés à l'intérieur du Beit Habad où ils retiennent le rabbin Gavriel Holtzberg et son épouse Rivka Holtzberg, et éventuellement plusieurs autres otages.



Les représentants du mouvement, basé à New York, avaient révélé plus tôt que le consulat d'Israël avait contacté le rabbin Gavriel Holtzberg et son épouse Rivka Holtzberg mais "la ligne a été coupée au milieu de la conversation. Il n'y a plus eu aucun contact depuis". Les assaillants auraient relâché leur fils d'un an et sa nourrice jeudi matin. Cette dernière a déclaré aux journalistes que le couple est vivant mais a perdu conscience.

Le ministère tente actuellement d'entrer en contact avec 20 autres Israéliens en Inde.
"Il faut prier pour que rien ne leur arrive", a déclaré un porte-parole du mouvement Habad, à New York, interrogé par le Jerusalem Post.

Cette attaque particulièrement ciblée survient alors que des hommes armés ont mené une série d'attaques coordonnées à l'arme automatique et à la grenade mercredi à Mumbai, la capitale économique de l'Inde, contre deux hôtels de luxe, un restaurant fréquenté par des touristes, des hôpitaux et une gare ferroviaire bondée.

Les assaillants avaient pris en otage des ressortissants occidentaux. Un groupe musulman, les Moudjahidines du Deccan, a revendiqué l'opération. Au moins 101 personnes ont été tuées et 120 autres blessées, selon les autorités.

mercredi 26 novembre 2008

LE LOBBY JUIF ! VOILA L' ENNEMI


LE PALESTINISTE PASCAL BONIFACE

Ce Pascal Boniface est très fort. Certes, on peut ne pas partager ses tropismes. Mais enfin, en quinze ou vingt ans de présence laborieuse dans le débat public, sa seule contribution originale a été de constater qu’il y avait en France plus de musulmans que de juifs et à appeler son parti le PS à en tirer les conséquences qui s’imposaient.
Et après tout, à l’exception peut-être d’un certain cynisme, on ne peut pas reprocher grand-chose à ce raisonnement. Pour le reste, Boniface a réussi à être l’un de ces “experts” généralistes dont les médias raffolent en énonçant des banalités bien-pensantes ou des sottises sur toutes sortes de sujets allant de la guerre en Irak aux JO (l’un de ses fonds de commerce favoris). Boniface, c’est le type qu’on a pris l’habitude de voir ou d’entendre à tout bout de champ sans que plus personne ne se souvienne quand il est apparu et pour quelle raison. Il fait partie du décor. Au bout du compte, il n’est que l’un des multiples imposteurs qui pullulent sur les ondes et écrans – et, à vrai dire, plutôt une “roue de secours” qu’un “bon client”. Pas le plus talentueux, il est vrai, ce qui confère un côté vaguement mystérieux à sa trajectoire. Il faudrait un Balzac pour imaginer la somme de combines, calculs, intrigues et autres coups qui l’ont rendu incontournable. Après tout, mettre un pied dans toute porte qui s’entrouvre et ne plus lâcher, c’est un talent.

Il ne faut jamais désespérer de personne. Pour une fois, Boniface a fait preuve d’un courage réel en disant tout haut ce que la majorité des gens n’oseraient même pas penser tout bas. Non seulement, il proclame qu’il y a en France un lobby juif1 mais, ce qui est plus surprenant de sa part, que celui-ci doit être un modèle pour les Arabes et les musulmans. Lesquels, a-t-il déploré, “ne disposent pas d’un lobby en Occident, capable de corriger l’image erronée de l’Islam, alors que des célébrités médiatiques s’emploient à ternir leur image”. (Pas d’énervement, la liste arrive !) Sans doute aviez-vous noté que “les médias occidentaux en général, et européens en particulier, en répandent une image déformée en alimentant l’amalgame entre l’islam (religion) et les mouvements islamistes (politiques ou terroristes)” ? Boniface vous dit ce qu’on vous cache : “Ces campagnes hostiles à l’islam sont commanditées par des intellectuels et des journalistes connus dans la sphère française, comme Bernard-Henri Lévy, Alain Finkielkraut et Philippe Val.” Saluons le fait qu’il ne cède pas à une vision étroitement ethnique, puisque Val est pris dans la rafle – sans doute comme crypto-juif. Et puis, il y a les traitres, ces musulmans qui contribuent à cette campagne anti-musulmane, comme Mohammed Sifaoui, qui lui aussi “bénéficie de l’appui des médias”. Le lobby a le bras long.

On notera de surcroît l’audacieuse conception de la vie publique qui affleure dans les propos de Boniface : si on comprend bien, il conseille aux musulmans d’utiliser les mêmes méthodes, ce qui semble signifier dans le contexte qu’ils devraient mener des « campagnes hostiles aux juifs ». Peut-être même pourrait-il être le Val des musulmans et prendre la tête de ce contre-lobby. Voilà en tout cas un esprit libre qui ne se couche pas devant le politiquement correct. D’ailleurs, il a payé le prix fort : “En France, il y a un puissant courant hostile aux Arabes et à l’Islam, et si tu n’en fais pas partie, il fait tout pour te faire taire. Ils ont ainsi tenté de me tuer professionnellement”, a-t-il encore affirmé. Heureusement que nos médias, plus que sourcilleux sur la liberté d’expression, continuent à donner la parole à ce rebelle, dont toutes les citations sont extraites de l’article de Chawki Freïha, publié à Beyrouth sur le site mediarabe.info.

Quelques esprits chagrins trouveront que les propos de Boniface ne sont pas si courageux que ça. Il est vrai qu’il les a prononcés à Alger, dans le cadre du forum “Monde arabe et Choc des civilisations” organisé le 5 novembre par le quotidien arabophone El Khabar dans le cadre du Salon du Livre. Boniface en a profité pour faire la promotion de la traduction arabe de son livre Est-il permis de critiquer Israël ? – un titre qui dénote un certain humour. Poser une question aussi iconoclaste, voilà qui révèle une pensée particulièrement “dérangeante”. D’ailleurs, il dérange, Boniface. La preuve, selon Chawki Freïha, “le livre était officiellement interdit au Salon du livre mais bien présent sur les étalages”. La preuve aussi que, contrairement à la France, l’Algérie est un pays libre. Au moins, là-bas, il n’y a pas de lobby juif.

PS : Je lance un appel solennel à tous les membres actifs ou dormants du lobby : de grâce, épargnez-nous les trémolos et l’indignation. Un imbécile ne fait pas plus une bête immonde qu’une hirondelle le printemps. Inutile d’en faire un martyr. Il n’y a qu’une chose à faire de Pascal Boniface : en rire.

Pays-Bas : une bombe incendiaire lancée sur une église par vous-savez-qui


cocktail molotov
Les profanations d’églises sont un sport chéri par les musulmans, les minorité chrétiennes vivant en terre d’islam en savent quelque chose.

Quatre adolescents d’origine marocaine ont été arrêtés samedi soir pour avoir mis le feu à l’église protestante Vaste Burcht dans la ville de Gouda. Un cocktail Molotov avait été lancé sur la porte de l’église, selon la police. La partie inférieure de la porte a été endommagée.

Les quatre habitants de Gouda, âgés de 14 ans pour trois d’entre eux et de 15 pour le quatrième, sont soupçonnés d’incendie volontaire. L’incendie a été signalé à 17h45 par un individu qui a pu fournir des informations à la police qui l’ont conduite à la résidence d’un des suspects, où trois jeunes ont été arrêtés. Le suspect de 15 ans a été arrêté plus tard dans la soirée.

Trois des suspects ont passé leur nuit en prison. Ils comparaitront devant un tribunal mardi. Une jeune de 14 ans a été libéré après interrogatoire, faute de preuves sur son implication. La police continue l’enquête.

Un porte-parole de l’église a déclaré qu’il y avait souvent des bagarres dans le secteur, mais que c’était la première fois qu’on leur lançait un cocktail Molotov. L’administrateur de l’église a déclaré que des fenêtres avaient été cassées dans le passé, et qu’ils l’avaient attribué à des jeunes trainant dans les rues.

Source : Islam in Europe
http://www.bivouac-id.com/2008/11/25/pays-bas-une-bombe-incendiaire-lancee-sur-une-eglise-par-vous-savez-qui/

mardi 25 novembre 2008

UN PALESTINISTE LANCE UN APPEL DE BOYCOTT A L'ENCONTRE D'ISRAEL



LE PALESTINISTE : Miguel d'Escoto Brockmann, président de l'Assemblée générale des Nations Unies.
Photo: AP , JPost

Le père Miguel d'Escoto Brockmann, président de l'Assemblée générale des Nations Unies, a accusé Israël d'apartheid et a appelé à une campagne de boycott et de sanctions à son encontre.

S'exprimant lundi lors de la journée de solidarité avec le peuple palestinien, Brockmann a également déclaré : "nos frères et sœurs palestiniens sont crucifiés par Israël".


Il a répété ces accusations à deux reprises, la première fois lors de la conférence du comité de l'ONU sur les droits inaliénables du peuple palestinien et la seconde l'après-midi à l'Assemblée générale.

"Ce matin j'ai parlé de la façon dont la politique israélienne dans les Territoires palestiniens occupés se rapproche de l'apartheid d'une autre ère et d'un autre continent. Je crois qu'il est important que nous, aux Nations unies, utilisions ce terme", a-t-il dit.

Il a ajouté : "Nous ne devons pas craindre de nommer une chose par son nom. Après tout, ce sont les Nations unies qui ont passé une convention internationale contre le crime d'apartheid, rendant évident au monde entier que de telles pratiques discriminatoires étaient interdites."

Brockmann, prêtre catholique originaire du Nicaragua, avait étreint le président iranien Mahmoud Ahmadinejad lors d'une session de l'Assemblée générale en septembre dernier, après un discours appelant ouvertement à la destruction de l'Etat d'Israël.

Anne Bayefsky, rédactrice en chef du site de surveillance de l'ONU "Eye on the UN" a fustigé les remarques de Brockmann : "Il sait parfaitement que ses opinions personnelles outrageantes seront traduites en six langues et diffusées dans le monde entier."

Son discours est un appel à la destruction politique d'Israël en usant les moyens utilisés contre l'apartheid en Afrique du Sud, a-t-elle expliqué.

Lors de cette journée de solidarité, seuls les drapeaux palestiniens et des Nations unies étaient visibles dans les quartiers généraux de l'ONU à New York.

L'Iran annonce le démantèlement d'un réseau d'espionnage lié au Mossad


TEHERAN (AFP) —
L'Iran a déclaré lundi avoir démantelé un réseau lié au Mossad, les services de renseignement israéliens, deux jours après avoir annoncé la pendaison d'un ingénieur reconnu coupable d'avoir espionné pour Israël, ennemi juré de la République islamique.

Ces annonces interviennent dans un contexte de tension croissante entre l'Iran et l'Etat hébreu autour du programme nucléaire iranien controversé.

"Le bureau des renseignements des Gardiens de la révolution a récemment démantelé un réseau d'espionnage lié au Mossad", a déclaré le chef de l'armée d'élite du régime islamique, le général Mohammad Ali Jafari, cité par la télévision d'Etat.

"Ce réseau cherchait à réunir des informations sur le programme nucléaire, les secteurs militaires des Gardiens de la révolution et des personnalités du régime pour les transmettre au Mossad", a-t-il ajouté.

"Tous les membres de ce réseau ont été arrêtés et des équipements modernes de communications ont été saisis", a déclaré le général Jafari, ajoutant qu'ils ont "avoué avoir reçu un entraînement en Israël pour commettre des attentats et des assassinats" en Iran.

Il a ajouté que "les détails sur la découverte et le démantèlement de ce réseau" seront rendus publics prochainement.

Israël n'a pas souhaité commenter cette annonce. "Nous n'avons pas à faire de commentaire sur des informations non avérées en provenance de ce pays", a indiqué à l'AFP le porte-parole du ministère israélien des Affaires étrangères, Ygal Palmor.

Les Gardiens de la révolution, une véritable armée créée au lendemain de la la révolution islamique en 1979 parallèlement à l'armée classique, disposent des meilleurs équipements militaires du pays, et gèrent le programme balistique de l'Iran.

Ils possèdent de nombreux missiles, notamment les fameux Shahab-3, d'une portée de 2.000 km, capables d'atteindre le territoire israélien, comme le nouveau missile Sejil, récemment testé par l'Iran.

L'annonce du démantèlement de ce réseau intervient après la pendaison le 17 novembre d'un Iranien, Ali Ashtari, pour espionnage en faveur d'Israël.

Ashtari a mené ses activités d'espionnage pendant trois ans, avant d'être arrêté en février 2007 et condamné à mort en juin.

Selon Téhéran, "Ashtari fournissait notamment des renseignements au Mossad, tentait de s'infiltrer dans les centres sensibles du pays pour le compte des renseignements israéliens".

"Avec l'annonce de la pendaison d'Ashtari, nous avons voulu montrer que de nouvelles batailles des renseignements ont commencé avec l'ennemi et que ces batailles sont devenues plus sérieuses", a déclaré un responsable des Renseignements iraniens.

Les tensions ont augmenté entre l'Iran et Israël depuis trois ans à cause du programme nucléaire iranien mais aussi en raison des déclarations du président Mahmoud Ahmadinejad qui a affirmé à plusieurs reprises que l'Etat hébreu allait "disparaître" des cartes du monde.

Israël accuse l'Iran de chercher à fabriquer l'arme atomique sous couvert d'un programme nucléaire civil. Ce que Téhéran a toujours démenti.

L'Iran ne reconnaît pas l'existence d'Israël et soutient les mouvements islamistes palestiniens.

Selon un document d'un organe de sécurité israélien dont le journal Haaretz a fait état dimanche, l'Etat hébreu devrait se préparer à attaquer l'Iran pour l'empêcher d'accéder à l'arme nucléaire.

"Israël est pratiquement seul face à la menace stratégique de l'Iran et à celles des missiles balistiques et des roquettes des divers pays de la région", écrit ce document.

Israël doit préparer une option militaire car il ne dispose que d'une "fenêtre" limitée pour agir avant que l'Iran obtienne l'arme atomique, si les autres pays renoncent à l'en empêcher, affirme ce document, qui doit être présenté en décembre dans le cadre du rapport annuel du Conseil national de sécurité.

lundi 24 novembre 2008

Eric Denécé dénonce l’entrisme des islamistes dans la société française

video

INCIDENTS ANTISEMITES




Etats-Unis – Une croix gammée a été inscrite dans un campus

Un message antisémite a été découvert dans les toilettes du Centre Elaine Langone, Bucknell University, Pennsylvania.
Une croix gammée a été inscrite sur le sol des toilettes, avec les mots: " Arbeit macht frei" (Le travail vous libère") ainsi qu'une croix gammée. La phrase apparaissait à l'entrée des camps de concentration pendant l'Holocauste.

Source: http://www.bucknell.edu/


Croatie – Graffitis antisémites contre Avram Grant

Sur un graffiti insultant, peint dans la rue Ivan Gundulic, dans le centre de la ville, il était écrit: "Avram Grant, Merde Juive", avec l'Etoile de David et une croix gammée. L'attaque antisémite a causé un certain inconfort dans la ville et de nombreux officiels ont exprimé leur mécontentement.

Source: www.javno.com


Grande-Bretagne – Une croix gammée inscrite sur le mur d\'un café Kasher

Une croix gammée et des slogans antisémites ont été inscrits sur le mur d'un café Kasher à Hendon Park. Sur le mur du café, des inconnus ont écrit: "Sale juif" et dessiné un pistolet avec le mot: "Tuez" ainsi qu'une croix gammée.
Le propriétaire du café, Jason Ezekiel, a eu connaissance du graffiti par un garde du parc. "Il avait déjà recouvert une partie du graffiti. Il ne voulait pas que les juifs soient heurtés. Je suis très inquiet de cet incident".
Mr. Ezekiel pense que l'auteur du graffiti s'est servi d'une clé. "Cela a du lui prendre au moins 20 minutes pour faire cela".
Le directeur des relations publiques Community Security Trust, Mark Gardner, a dit: "C'est un incident particulièrement moche dans un endroit paisible où habitent de nombreuses familles".

Source: http://www.thejc.com

samedi 22 novembre 2008

Antisionisme : un nouveau godemiché....pour les PALESTINISTES



LE TORCHON DES PALESTINISTES

Extrait d'un communiqué de presse : Suite au lancement du réseau international juif antisioniste IJAN (International Jewish Anti Zionist Network) à San Francisco et à Londres, nous vous annonçons sa formation à Paris. Une table ronde aura lieu à cette occasion le mercredi 26 novembre à 19H au CICP, Centre International de Culture Populaire, etc...

Quelle est la différence entre un tailleur juif et un psychanalyste ? Une génération.


Comme disait Freud, le jeu de mots a des rapports avec l’inconscient et celui-ci ne fait pas exception.

D’ailleurs, la psychanalyse n’est pas par hasard une discipline juive. Le questionnement caractéristique du judaïsme a trouvé chez Sigmund et ses disciples un terrain particulièrement foisonnant.

Un de leurs sujets d’étude revient à la une de l’actualité, non pas dans la rubrique « psycho », ni même « sexe » mais « politique ».

Il y a des gens qui prennent leur pied en militant !

Sauf qu’il s’agit là du masochisme et que sa manifestation politique a pris ces jours-ci la forme d’un « réseau international juif anti-sioniste ».

En théorie, le masochisme a pour origine la culpabilisation d’un enfant pour qui la mère s’est ostensiblement et pathologiquement sacrifiée, générant une culpabilité doublée d’angoisse. L’insécurité structurelle est ce qui entraîne chez l’enfant devenu adulte l’attitude impulsivement défensive d’un Moi qui revendique dans la peur, dans la frustration et le dérèglement d’un appareil psychique immature.

Fais-moi maaaaaaal, j’aime ça !

Le fondement du masochisme, c’est de jouir dans la douleur, de jouir DE la douleur. Comment mieux jouir, pour celui qui est la proie de cette psychopathologie, qu’en suppliant qu’on le détruise, lui et tous ses semblables, sa famille (surtout cette mère castratrice) et tout son peuple ? « Frappez-moi, ô ouiiiiiii, encooooooore, frappez-moi, détruisez-moi, qu’il ne reste surtout rien de ce que je fus ou de ce que j’aurais pu être ! »

C’est grave, docteur ? Ca se soigne ? Oui, mais encore faut-il le vouloir ! Or l’une des caractéristiques des maladies mentales c’est que précisément le patient ne sait pas qu’il est malade.

La preuve ?

Les juifs et juives dont il est question appellent les Arabes antisionistes à les rejoindre pour discuter du « rôle central du sionisme dans les rapports de domination à l'échelle mondiale, sur sa nature coloniale et raciste incarnée dans la politique du nettoyage ethnique prolongé du peuple palestinien. »

Non, ce n’est pas une blague, ils sont sérieux. Bien sûr, ceux qui ont lu Freud n’ont aucun mal à décoder, dans le « rôle central du sionisme dans les rapports de domination à l'échelle mondiale », le rôle central des récriminations de ma mère dans la (dé)formation de ma personnalité psychique délétère, mais le malade, lui, en est absolument inconscient.

D’ailleurs il souhaite s’engager « plus résolument contre l’apartheid dans nos luttes au quotidien et de promouvoir la campagne « Boycott Désinvestissement et Sanctions » pour isoler l'État d'apartheid d’Israël comme a été isolée l’Afrique du Sud de l'apartheid ».

Les sandwiches, thé à la menthe et pâtisseries orientales offerts aux participants ne diminueront pas l’angoisse de ces ex-enfants frustrés qui tentent de construire un système politique pour échapper à leur môman.

Ce faisant, ils deviennent les alliés objectifs d’autres ex-enfants à qui l’on avait interdit tout contact avec les femmes, donc toute tendresse, pour leur faire souhaiter une mort en shahid plutôt qu’une vie de douceur.

Eux, ils font dans le sadisme : enfants, ils rejouaient à l’école les scènes de carnage des attentats commis en Israël, adultes, ils lancent des pétards et distribuent des bonbons dans la rue quand un quelques automobilistes israéliens sont aplatis par un bulldozer.

Qui peut mieux faire jouir un maso qu’un sadique ?

La rencontre entre les masochistes et les sadiques est orchestrée par les premiers. Pour se faire battre, ils ne lésinent pas sur les moyens, à commencer par des imbécillités historiques proférées avec le plus grand sérieux. Proférées et écrites ! Tss tss, leur môman ne leur a donc pas dit que « les paroles s’envolent, mais les écrits restent ? »

On cite : « Le sionisme – idéologie fondatrice de l’Etat d’Israël et qui en est le soutien actuel, est issu du colonialisme européen et s’est diffusé à la suite du génocide nazi. (…) Pour retrouver une place au sein des vibrants mouvements populaires actuels, il faut mettre fin au sionisme sous toutes ses formes. C’est la priorité des priorités… »

Fichtre, le sionisme est issu du colonialisme européen… Ôtez-moi d’un doute, le capitaine Dreyfus, qui a inspiré Theodor Herzl, l’initiateur du sionisme politique, il colonisait quoi ? Ah, mais c’est bien sûr, l’Île du Diable, où avait-on la tête ?

En réalité, le « sionisme », c’est-à-dire, littéralement « le retour à Sion » date de la destruction du royaume de Juda, vers 590 av. J-C., lors de l’exil à Babylone du peuple juif. Il en était où, le colonialisme européen, en -590 ?

On n’aura pas la réponse. Mais des invectives : « Le sionisme est raciste. Il exige l'allégeance à un ordre politique, juridique et économique qui privilégie et valorise les Juifs ainsi que les Européens et leurs cultures par rapport aux peuples autochtones et à leurs cultures. »

Le sionisme est raciste, la preuve c’est qu’il veut sauver les Juifs de l’antisémitisme. Il se fiche des Corses et de l’anticorsisme, des Irlandais et de l’antirlandisme, des communistes et de l’anticommunisme, mais sous prétexte qu’il est l’Etat du peuple juif, il octroie la nationalité israélienne à tout Juif qui en fait la demande, surtout s’il est persécuté. Alors, raciste ?

Allons, soyons tolérants, n’oublions pas que ceux qui parlent ont beaucoup souffert d’une mère abusive…

La douleur est exquise, peu importe son prix

Mais est-ce une raison pour écrire autant d’insanités ? Exemple : « Le sionisme prétend que la sécurité des Juifs repose sur un état (sans majuscule, sic) juif militarisé. Mais Israël ne met pas les Juifs en sécurité. (…) Le sionisme a volontairement participé à créer les conditions qui ont conduit à la violence à l'encontre des Juifs dans les pays arabes. »

Donc, si l’on comprend bien, les six millions de Juifs exterminés par Hitler n’auraient pas été sauvés s’ils avaient pu trouver refuge dans un Etat souverain au lieu d’être livrés aux Allemands par les Etats d’Europe où ils avaient fui et à l’inverse, les pogroms perpétrés par les Arabes contre les Juifs d’Orient depuis Médine au VIIIe siècle ont pour cause le sionisme. Il n’y a pas à dire, le masochisme rend imaginatif !

Le délire est par essence individuel. Cela n’empêche pas nos ex-enfants frustrés de vouloir partager le leur avec le plus grand nombre. Avec quels arguments touchants ils vendent leur salade !

Florilège : « Etes-vous contre le racisme sous toutes ses formes ? Alors, nous vous appelons à nous rejoindre pour mettre fin à l’apartheid israélien. » Apartheid israélien, voyons, voyons. Y a-t-il une réalité sous la jupe de la propagande ?

Le premier pays au monde où les femmes arabes ont eu le droit de vote est Israël.

En dehors du service militaire – qui est un devoir et non un droit -, tous les citoyens israéliens jouissent de droits égaux. Ils ont accès à l’éducation, à la santé, aux prestations sociales, au syndicalisme…

Les Arabes israéliens sont représentés par plusieurs partis à la Knesset et le gouvernement Olmert comptait un ministre arabe. Ce n’était pas le premier : il y en avait déjà eu dans le gouvernement Sharon et plusieurs ambassadeurs d’Israël sont et ont été des citoyens israéliens arabes.

Entre deux mots, le maso choisit toujours le pire

Le mot « apartheid » a un sens et une histoire. En Afrique du sud, une minorité blanche maintenait en esclavage une majorité noire. Cette majorité n’avait accès à aucun des bénéfices de l’Etat revenant aux citoyens, dont les Arabes israéliens bénéficient sans discrimination, elle n’avait évidemment pas le droit de vote et ne pouvait accéder qu’à des places de seconde zone dans les endroits publics (transports, habitat, soins…)

Cela ne correspond ni de près ni de loin à la réalité israélienne, mais mmmmh, comme ça doit être bon d’être haï et battu, ou au moins d’imaginer l’être !

« Soutenez-vous la souveraineté et les droits des peuples indigènes à leur terre ? Alors, nous vous appelons à nous rejoindre pour la défense des droits souverains à la terre des Palestiniens. », continuent nos chers bambins maltraités par trop d’amour.

La défense des droits souverains des Libanais (le Liban est une création des Français en 1946), de la Syrie ou de la Jordanie (création des Britanniques la même année), voire de l’Egypte (devenue indépendante en 1922) n’inspire aucune solidarité. Seul Israël doit être détruit pour respecter les droits souverains du peuple palestinien.

Seul compte, pour nos assoiffés d’humiliation et de douleur, les 20 000 km2 qu’ils dénient au peuple juif.

Aucun peuple ne pose problème et même si rien ne les distingue de leurs voisins (langue, culture…), il serait criminel de dénier à d’autres qu’aux Juifs le statut de peuple.

Comme il est criminel de le dénier aux Palestiniens qui le revendiquent depuis 1967. En revanche, le peuple juif, le seul qui ait conservé son unité par-delà les exils et les persécutions depuis 5000 ans, celui-là doit toutes affaires cessantes être éliminé.

Oh ouiiiiiiii, encoooooooooore ! Vas-y, tape, plus foort !

« Voulez-vous vous désolidariser du nettoyage ethnique de la Palestine, de la destruction de son histoire, de sa culture et de son autodétermination ? (…) Alors, nous vous appelons à nous rejoindre pour en finir avec le colonialisme sioniste. »

Tout occupés qu’ils sont à se faire fouetter (aaaaaaargh, c’est bon, encore !) les Juifs et Juives antisionistes n’ont pas pris le temps de jeter un coup d’œil au dictionnaire. Dommage : ils y auraient trouvé définition du colonialisme : « doctrine qui vise à la légitimation de l’occupation d’un territoire ou d’un Etat, à sa domination politique et à son exploitation économique par un Etat étranger ».

La seule occupation, domination politique, exploitation économique de la Palestine par un Etat étranger répondant à cette définition est celle de l’Empire ottoman (turc) de 1517 à 1917.

«Les Anglais ne sont pas originaires du Soudan, ni les Français de Tunisie. Mais les Juifs avaient leur histoire, leur langue, leurs aspirations enracinées en Terre Sainte… Leurs charrues, leurs pioches, leurs bulldozers mettaient à jour les vestiges de leur présence passée dans ce pays (…) Les sionistes renouaient avec eux-mêmes. Ils ne venaient ni fonder des comptoirs, ni implanter des fortins en terre étrangère. (…) Ce n'est pas arbitrairement qu'ils appelaient leurs villages et leurs villes Tel-Aviv, Kiriat Arba, Beit Shean. Ces lieux avaient existé aux temps bibliques, certains comme Jérusalem, sans interruption. » écrivait Paul Giniewski dans « L’antisionisme » en 1973.

Planète Bisounours pour adeptes de la fessée

Giniewski, historien, se base sur des faits. Autant dire qu’il est très loin de la planète Faimoimal !

Sur cette planète-là, on a une idée fixe : « Pour que sur cette planète on puisse vivre dans la sécurité, la justice et la paix, il faut mettre fin au projet colonial israélien. »

La sécurité, la justice et la paix sont à notre portée : les sunnites et les shiites d’Irak cesseront de se faire sauter dès qu’Israël aura été éradiqué grâce à Ahmadinedjad ou à ses idiots utiles, les attentats en Indonésie, ou aux Philippines ne seront plus qu’un souvenir, comme la misère du Soudan.

L’islam l’ayant conquis depuis une dizaine d’années, les milices arabes exterminent maintenant les musulmans noirs.

Ce premier génocide du XXIe siècle a déjà fait plus d’un million de morts et plus de quatre millions de sans-abri. Gageons que si Israël était détruit, la paix règnerait au Soudan…

Liliane Messika
© Primo 21 novembre 2008

vendredi 21 novembre 2008

REVUE DE LA PRESSE ISRAELIENNE

L’Iran se rapproche de la bombe atomique

Le Flash info du Jerusalem Post édition française



L’Iran a rassemblé suffisamment de matériel nucléaire pour fabriquer une bombe atomique, d’après un rapport d’experts de l’ONU publié dans le New York Times. L’AIEA (Agence internationale de l’énergie atomique) a déclaré mercredi que l’Iran avait réussi à produire 630 kg d’uranium faiblement enrichi apte à un combustible nucléaire.

Cette quantité est suffisante pour produire une arme nucléaire de la taille de la bombe lancée par les Américains sur Nagasaki en 1945.

Dichter : Beit Hashalom sera évacué.


En réunion jeudi avec les dirigeants de la police et du Shin Beth, le ministre de la Sécurité intérieure Avi Dichter a affirmé que la décision d’évacuer les habitants de la maison de Hébron prise par la justice serait mise en application "au pied de la lettre".

"La décision de la Cour n’est pas une recommandation mais une mission que nous allons accomplir dans les moindres détails", a-t-il dit.

Une rencontre entre un conseiller du ministre de la défense et les dirigeants des habitants juifs de Hébron devait se tenir ce lundi mais cette réunion a été annulée jeudi, car les représentants de Beit Hashalom ont décidé de "mettre fin aux négociations".

POLITIQUE

Le Likoud en tête des sondages

Le Likoud creuse l’écart face à Kadima, le parti au pouvoir de Tzipi Livni à moins de trois mois des élections, selon un sondage publié jeudi par le quotidien Yédiot Aharonot.

Selon ce sondage, le parti de Binyamin Netanyahou obtiendrait 32 sièges contre 12 actuellement tandis que Kadima n’est crédite que 26 mandats. De son coté, le parti Travailliste dégringole ave seulement huit mandants contre 19 dans l’actuelle Knesset.

Netnayahou pourrait former une large coalition de droite avec les religieux selon cette enquête d’opinion comptant sur les voix d’Israël Beteinou (9 mandats), des partis orthodoxes (11 pour Shass et 7 pour Yaadout Hatorah) et celles du nouveau parti nationaliste religieux (6 siéges), soit plus de la majorité requise de 61 députés. .

Kadima tente d’attirer des personnalités

Suite aux récentes adhésions de personnalités de premier plan au Likoud, notamment l’ancien chef d’état major Moché Yaalon, Kadima tente à son tour de recruter des célébrités pour sa liste électorale.

Le milliardaire Steff Wertheimer a annoncé jeudi qu’il rejoignait officiellement les rangs de Kadima afin de soutenir Tzipi Livni.

Ancien député du parti centriste Dash en 1977, Wertheimer est considéré comme l’homme le plus riche du pays avec une fortune évaluée à plus de quatre milliards de dollars.

L’ancien député travailliste Ely ben Menahem, a lui aussi annoncé qu’il rejoignait Kadima et se présentait sur la liste du parti pour les prochaines élections.

Enfin, l’ancien commandant de l’unité d’élite Sayeret Matkal, le Dr Doron Avital, également docteur en philosophie et conseiller en technologies a également adhéré à Kadima.

ECONOMIE

Grève générale en vue

La centrale syndicale Histadrout a menacé jeudi de lancer une grève générale pour protester contre le manque de fonds nécessaires aux retraites dans le plan de redressement économique dévoilé par le ministre des Finances, Ronnie Bar-On ce mercredi.

Celui-ci vise à injecter 21,7 milliards de shekels dans l’économie pour modérer les effets du ralentissement mondial, sans augmenter le montant du budget 2009.

Le président de la Histadrout Ofer Eini a prévenu qu’à moins d’y inclure un fonds réservé aux retraites, la centrale syndicale projetait des sanctions économiques douloureuses.

Hausse du dollar face au shekel

Pour la première fois depuis un an, le dollar s’échangeait à plus de quatre shekels à l’ouverture de la bourse de Tel-Aviv, jeudi matin.

Néanmoins, les valeurs cotées au TASE (place boursière de Tel Aviv) ont enregistré de fortes baisses, le TA-25 (indice des 25 plus grandes entreprises israéliennes) perdant plus de 4,07% de sa valeur, le TA-100 4,4% et le Tel Tech (indice des entreprises spécialisées dans les hautes technologies) 4,38%.

NECROLOGIE

Mort d’un héros

L’ancien membre de l’unité 101, Itzhak Gibli, est décédé à l’âge de 78 ans.

Réputé pour son courage, Gibli a fait partie de l’unité 101, crée par Ariel Sharon pour lutter contre les incursions jordaniennes en territoires israélien.

C’est au sein de cette unité mythique qu’il va devenir célèbre et être décoré, notamment après avoir été capturé lors d’une opération en Jordanie en 1954.

Marié trois fois et père de deux enfants, il a laissé ses mémoires, celles d’un homme qui a combattu dans les premières années de l’Etat d’Israël, au sein des meilleures unités de Tsahal.

SPORT

Côte d’Ivoire-Israël : 2-2

Le coach de l’équipe de football israélienne, Dror Kashtan, s’est dit satisfait de la performance réalisée par ses joueurs mercredi soir, malgré le but encaissé à la 85ème minute qui a permis à la Côte d’Ivoire de décrocher le nul.

L’équipe nationale a rapidement mené 2-0, grâce aux buts d’Elyaniv Barda et d’Omer Golan, respectivement à la 18ème et à la 24ème minute.

Malheureusement, un but contre son camp d’Avi Strul à la 32ème et une frappe surpuissante de Boubacar Sanogo cinq minutes avant le coup de sifflet final a eu raison de la bonne entame de ce match amical.

jeudi 20 novembre 2008

UN EMIRAT ISLAMIQUE A GAZA...?


Un pas de plus vers l‘instauration d‘un “Emirat islamique” dans la bande de Gaza

Centre d‘Information sur les Renseignements et le Terrorisme

Adoption du code pénal basé sur la législationreligieuse islamique par le Hamas. Nouveau jalon en vue de l’établissement d’un “Emirat islamique” totalitaire : l’annonce par le Hamas d’un projet de loi imposant les dispositions du code pénal de la charia dans la bande de Gaza

Lire le texte en PDF sur
:
http://www.terrorism-info.org.il/

mercredi 19 novembre 2008

Les Nations Unies envisagent d'acquérir des systèmes de défense israéliens



par Yael Ancri
AROUTS SHEVA

Le marché israélien a commencé à montrer les premiers signes de récession, mais certaines compagnies israéliennes pourraient bien faire de bonnes affaires grâce aux Nations Unies.

Il y a quelques mois, une délégation israélienne s'est adressée au Département des acquisitions des Nations Unies pour présenter à ses dirigeants plusieurs nouveaux systèmes de défense des plus sophistiqués fabriqués en Israël.

Cette proposition semble avoir fortement intéressé les Nations Unies, dont les forces déployées dans le monde entier sont devenues des cibles de choix pour les attaques terroristes, qui ont fait beaucoup de victimes ces dernières années.

C'est pourquoi une délégation des Nations Unies, chargée des acquisitions pour les forces internationales, se rendra en Israël la semaine prochaine pour examiner les possibilités d'acheter des drones, des produits électroniques pour l'aéronautique et des systèmes permettant de réunir des informations.

"Israël est un leader dans le domaine des technologies de pointe et nous avons les moyens de faire profiter de cette technologie aux Nations Unies et aux autres nations du monde", a déclaré le Professeur Gabriela Shalev, l'ambassadrice israélienne à l'ONU.

Et d'ajouter : "En plus de l'intérêt financier, j'estime que présenter au monde les impressionnantes capacités d'Israël dans les domaines de la science et de la technologie a une portée internationale."

mardi 18 novembre 2008

REVUE DE LA PRESSE ISRAELIENNE

Incursion israélienne dans Gaza

Le Flash info du Jerusalem Post édition française


Des chars israéliens sont entrés mercredi dans le sud de la Bande de Gaza, entraînant la riposte du Hamas à coups d’obus de mortier et de roquettes. Après près de cinq mois d’un calme relatif, depuis la trêve signée le 19 juin dernier, les hostilités entre le Hamas et Israël ont repris depuis deux semaines.

Les Palestiniens ont multiplié les tirs d’obus et de roquettes vers le territoire israélien, plus de 140 missiles depuis deux semaines, tandis que 17 Palestiniens ont été tués dans la riposte israélienne.

POLITIQUE

Moshé Yaalon rejoint le Likoud

Alors que les rumeurs sur son adhésion au Likoud couraient depuis de mois, l’ancien chef d’état major, le général de réserve, Moché Yaalon a annoncé sa décision de se présenter sur la liste du Likoud pour les prochaines élections.

Le candidat au poste de ministre de la défense du gouvernement que Netanyahou pourrait former en cas de victoire a déclaré "ne pas pouvoir rester de côté durant une telle période critique pour Israël".

Né en 1950, Moshé Yaalon a été le 17éme chef d’état-major de Tsahal entre juillet 2002 et juin 2005. Il a récemment publié un livre aux éditions Yediot Aharonot dans lequel il critique l’ancien Premier ministre Ariel Sharon pour le retrait de la bande de Gaza ainsi le gouvernement actuel pour sa gestion de la seconde guerre du Liban.

Le Parti national religieux se dissout officiellement mercredi

L’un des plus anciens partis politiques israéliens, le PNR a annoncé mercredi ne plus exister en tant que parti indépendant en se fondant dans la nouvelle formation politique nationaliste de droite crée la semaine dernière.

Fondé en 1956 de l’union du Mizrahi et de l’Hapoël Mizrahi, le PNR a fait partie de toutes les coalitions gouvernementales avec en moyenne 10 à 12 mandats à la Knesset, jusqu’en 1992.

Kadima recrute

Plusieurs personnalités ont annoncé mercredi leur adhésion au parti Kadima, tentant de redorer l’image de la formation de Tzipi Livni, suite aux nombreux recrutements du Likoud ces dernières semaines.

L’ancien commandant de l’Autorité pénitentiaire, Arié Bibi et la femme d’affaires Galia Albin se présenteront sur la liste de Kadima aux prochaines élections législatives.

MOYEN-ORIENT

Un blogueur iranien soupçonné d’espionner pour Israël

Un blogueur iranien qui s’est rendu en Israël à plusieurs reprises aurait été arrêté pour espionnage à Téhéran.

Le blogueur Hossein Derakhshan voulait "rendre les Israéliens plus humains auprès des Iraniens" et leur dire que contrairement à la "machine de propagande islamique, ils ne sont pas assoiffés de sang musulman".

Agé de 33 ans, il a popularisé le concept de blog en Iran, publiant entre autre des photos et des vidéos d’Israël sur son site visité par plus de 20.000 Iraniens.
DIPLOMATIE

Shimon Peres à Londres

Le président de l’Etat d’Israël Shimon Peres est arrivé lundi à Londres pour une visite de trois jours en Grande-Bretagne au cours de laquelle il rencontrera notamment la reine Elizabeth II et le Premier ministre Gordon Brown.

Peres doit s’entretenir avec ses interlocuteurs britanniques de la coopération bilatérale dans les domaines économique, diplomatique et militaire, ainsi que du programme nucléaire iranien et du processus de paix au Proche-Orient.
SCIENCES

Les multinationales friandes de high-tech israélien

Les grandes compagnies multinationales ont su découvrir et utiliser le talent des ingénieurs, programmateurs et experts en marketing israéliens.

Google a ouvert deux centres R&D à Tel-Aviv et à Haïfa. Cet honneur n’est généralement réservé qu’aux grands pays comme la Russie et la Chine d’après le PDG de Google Israël, Meïr Brand.

De son côté, Cisco, leader mondial des solutions réseau pour Internet, emploie 750 salariés israéliens au bureau R&D de Netanya, qui constitue le 2e bureau le plus important du monde après les Etats-Unis.
CULTURE

Des films juifs en Autriche


Le 16e Festival du cinéma juif s’est ouvert cette semaine à Vienne avec 35 longs métrages et plusieurs courts métrages au programme, consacré en grande partie au cinéma yiddish.

Deux rétrospectives consacrées aux pionniers du cinéma yiddish, Sidney M. Goldin et Joseph Seiden, seront présentées au public ainsi qu’un film en hommage au comédien autrichien Otto Tausig.

Retrouvez toutes les informations sur le site Internet du Jerusalem Post édition française : www.jpost.fr

lundi 17 novembre 2008

UN PALESTINISTE


UN PALESTINISTE QUI DEMANDE UNE TREVE...

Une troisième roquette tombe dans le Néguev


Une roquette abattue dans l'ouest du Néguev.
Photo: AP , JPost
Par JPOST.FR


La trêve entre Israël et le Hamas a une nouvelle fois été rompue dimanche soir lorsqu'une roquette Qassam a atterri dans la cour intérieure d'une maison à Sdérot, mettant plusieurs personnes en état de choc.

Le porte-parole de la police, Micky Rosenfeld, a déclaré qu'un passant a légèrement été blessé par un éclat d'obus. La résidence étant heureusement en construction, personne ne se trouvait à l'intérieur.

En début de journée déjà, Tsahal a réagi lorsque deux roquettes ont été tirées dans la matinée sur le sud du pays.

Quatre Palestiniens auraient été tués dans le nord de la bande de Gaza, dimanche matin, suite à une frappe de l'aviation israélienne.

L'opération vise à répondre aux deux tirs de roquettes ce matin dans l'ouest du Néguev. L'attaque n'a fait ni blessé, ni dégât.

Durant le week-end, le gouvernement a réagi fermement à ces violations répétées du cessez-le-feu signé en juin dernier. Israël a connu, ces derniers jours, la plus vaste attaque de roquettes du Hamas depuis six mois.

"Si les civiles israéliens sont attaqués, l'Etat répondra avec force pour les protéger, " a déclaré samedi Tzipi Livni, ajoutant qu'Israël ne laissera pas impunies "les atteintes répétées au cessez-le-feu".

De son côté, le ministre de la Défense Ehoud Barak a assuré que Tsahal était prête à lancer une large offensive à Gaza mais joue la carte de la prudence. Le ministre cite l'exemple de la seconde guerre du Liban en 2006.

"Le temps viendra où une large opération militaire sera indispensable parce que nous ne pourrons plus accepter les violations continues du cessez-le-feu. Mais agir sans réfléchir n'est pas une politique", a-t-il déclaré samedi soir à Netanya. Il a ajouté être "le ministre de la Défense" et non celui de "la guerre".

Le cessez-le-feu avec la bande de Gaza doit expirer le 19 décembre prochain. Malgré la reprise des tirs de roquettes, le ministre défend la signature de cet accord en juin dernier car "il a permis aux enfant de Sdérot de se rendre à l'école sous un ciel éclairci."

Gaza : Israël ne laissera pas passer les agressions terroristes


Alors que la bande de Gaza est le théâtre d'un regain de violence ces derniers jours, les dirigeants israéliens ont montré aujourd'hui leur fermeté et leur détermination.

Des attaques terroristes (escarmouches avec Tsahal, nombreux tirs de Qassam et de mortiers) ont en effet durement frappé tout le Sud d'Israël.

Le Hamas ainsi que d'autres organisation terroristes sévissant dans la bande de Gaza ont revendiqué ces attaques et ont promis de venger quatre des leurs qui ont été tués.

Dans ce contexte, Shaoul Mofaz appelle à l'élimination du leadership du Hamas. Le ministre des Transports propose de remettre à l'ordre du jour la politique d'élimination des têtes du terrorisme, alors en vigueur lorsqu'il était ministre de la Défense et chef d'état-major.

« Ce sera calme côté israélien, si c'est calme côté palestinien », a déclaré Tsipi Livni en Conseil des ministres. La chef de la diplomatie a ajouté qu'en cas de tir, Israël riposterait immédiatement. « La trêve est violée, c'est un fait », a-t-elle asséné.

dimanche 16 novembre 2008

ACTES ANTISEMITES




Une croix gammée découverte sur une synagogue à Newton
Des inconnus ont peint à la bombe une croix gammée sur un panonceau de la synagogue Temple Shalom à West Newton

États-Unis d'Amérique
Source: www.boston.com

Photo par Randy H. Goodman



Suisse – Un tract antisémite collé sur une boutique kasher

Un tract antisémite a été collé sur une boutique kasher a Basel en Suisse. Le tract contient de la propagande antisémite de la Seconde Guerre Mondiale: "Schweizer wehrt Euch, kauft nicht bei Juden" (N'achetez pas chez les juifs!).

LA NUIT QUI DESCEND


LE TORCHON PALESTINISTE

Au mois d'août dernier, l'ancien Président de la République italienne et sénateur à vie, Francesco Cossiga, a révélé au Corriere della Sera qu'au début des années 70, le Premier ministre de l'époque, Aldo Moro, avait signé un accord avec l'OLP de Yasser Arafat et ses organisations satellites qui leur permettait d'accueillir des terroristes et de stocker des armes en Italie, en contrepartie d'une immunité totale pour les intérêts italiens, tant dans la péninsule que dans le monde.

En cela, il ne s'agissait pas vraiment d'une révélation.

Mais l'essentiel est ailleurs : Cossiga révèle que les Juifs italiens n'étaient pas compris dans l'accord : c'est ainsi que le 9 octobre 1982, six terroristes ouvraient le feu sur des fidèles qui quittaient la Grande Synagogue de Rome. Des dizaines de Juifs furent blessés, et un enfant de deux ans, Stefano Tache, fut assassiné. Quelques heures avant l'attaque, les policiers italiens chargés de la sécurité, avaient curieusement disparu.

Surtout, Cossiga admet, pour la première fois, que la plus grande attaque terroriste jamais survenue sur le sol italien, à savoir l'attentat à la bombe de la gare de Bologne, en juillet 80, qui tua 85 personnes – était l'œuvre de terroristes du FPLP, de Georges Habache, affiliés à l'OLP.

Selon Cossiga, la bombe avait explosé par mégarde, et n'était pas destinée à tuer des non-Juifs.

C'est dans ces conditions que, comme dans le cas de l'attentat de la rue Copernic, les autorités incriminèrent l'Ordre Noir des néofascistes italiens.

Compte tenu de la fascination des médias français pour tout ce qui touche au conflit proche-oriental, il est extrêmement étrange que cette révélation de l'ancien président italien n'ait pas été reprise dans les journaux de l'hexagone.

Le 3 octobre dernier, Cossiga s'est étendu sur ces révélations dans le Corriere della Sera, au cours d’un entretien avec le correspondant romain de Yediot Aharonot.

Il rappelle qu'en décembre 85, des terroristes palestiniens ouvrirent le feu contre un comptoir de vente de billets de l'aéroport de Rome. Dix personnes furent blessées. Sept personnes furent assassinées lors d'une attaque simultanée contre le comptoir de vente de billets de l'aéroport de Vienne. Selon lui, les services de renseignements italiens avaient reçu un avertissement avant l'attaque, mais n'avaient pas pris soin d'en faire part aux Israéliens.

Et Cossiga d'expliquer au Yediot Aharonot : « Aucune cible italienne n’a été frappée. Ils ont attaqué la compagnie israélienne à l'aéroport. Les personnes assassinées étaient toutes des Israéliens, des juifs, et des Américains ».

Il y eut également le détournement du bateau de croisière italien, Achille Lauro, en octobre 85. Des terroristes palestiniens arraisonnèrent le bateau. Ils tirèrent sur un passager juif américain, handicapé en chaise roulante, et le jetèrent par-dessus bord alors qu'il était encore vivant. Les Égyptiens libérèrent les pirates, et les expédièrent en Libye. Des jets américains contraignirent l'avion à atterrir sur une base de l'OTAN, en Sicile. Les Italiens libérèrent les terroristes et présentèrent sans grande peine leur geste comme une marque d'indépendance à l'égard des yankees.

En réalité, et ainsi que Cossiga l'explique sans ambages : « Du fait que les Arabes pouvaient nuire à l'Italie davantage que les Américains, l'Italie leur a cédé. »

Mais l'ancien président actualise ses propos : il indique que l'accord entre son pays et les radicaux arabes s'est récemment étendu jusqu'à y inclure le Hezbollah.

Après la deuxième guerre du Liban, l'Italie a accepté de commander la force de la Finul, chargée théoriquement d'empêcher le Hezbollah de reprendre le contrôle du Sud-Liban et de bloquer ses efforts de réarmement, conformément à la résolution de l'ONU.

Cossiga affirme cependant : « Je puis indiquer, avec une certitude absolue, que l'Italie a conclu un accord avec le Hezbollah, selon lequel les forces de la Finul ferment les yeux sur le réarmement du Hezbollah, tant qu'aucune attaque n'est perpétrée contre les soldats de notre force. »

La presse française, s'est montrée, également sur ce point, d’une remarquable discrétion.




Puisqu'on a commémoré ces derniers jours le 70ème anniversaire de la «Nuit de Cristal», il n'est peut-être pas inutile de prendre connaissance de ce qu'écrivait, dans son journal du 11 novembre 1938, notre vieil ami, Joseph Goebbels : « Les médias étrangers rendent compte objectivement des événements antisémites en Allemagne ».

En clair, cela signifie que les journaux de l'époque donnaient du « Monsieur le Chancelier » au dictateur nazi, prenaient en considération ses affirmations, accordaient du crédit à ses engagements.

Dans un ordre d'idée voisin, je voudrais encore citer le journal du ministre de la propagande, en date du 14 août 1937 : « Les juifs ont publié un mémorandum éhonté sur la Palestine (ndlr. : acceptation de la proposition du rapport Peel de deux États, arabe et juif, mais discussion sur l'étendue territoriale.) [...] Les Juifs sont tellement bêtes. À présent ils ont toute l'opinion anglaise contre eux... »

Il ne serait peut-être pas inutile de rédiger un opuscule qui montrerait à quel point Adolf Hitler et ses amis avaient la même vision du conflit palestinien, que l'extrême gauche d’aujourd'hui.

Histoire de relativiser l'originalité de leur point de vue.

À la suite des massacres de novembre 1938, aucun pays ne s'est déclaré prêt à accueillir d'éventuels réfugiés juifs allemands. Mieux : violant la lettre et l'esprit du mandat qui lui a été confié par la Société Des Nations en 1922, la Grande-Bretagne ferme le foyer national juif de Palestine à toute immigration. Les nazis en tirent toutes les conséquences, et Goebbels note dans son journal :
« Les juifs sont seuls ».

Il peut arriver qu'un menteur dise vrai.



© Gilles William Goldnadel


Sur le Blog de l’auteur.


Mis en ligne le 15 novembre 2008, par M. Macina, sur le site upjf.org

vendredi 14 novembre 2008

RUE COPERNIC : ARRESTATION DE L'AUTEUR DE L'ATTENTAT



Un suspect arrêté au Canada vingt-huit ans après l’attentat

L'AUTEUR présumé de l'attentat qui avait fait quatre morts, le 3 octobre 1980, devant la synagogue de la rue Copernic, à Paris (XVI e ), un Libano-Canadien d'origine palestinienne, a été arrêté hier au Canada, vingt-huit ans après les faits. Selon « l'Express », qui a révélé l'affaire sur son site Internet, cet homme de 54 ans, Hassan Diab, a été interpellé à la mi-journée, à Gatineau, au Québec, par la gendarmerie royale canadienne, sur mandat international de deux juges antiterroristes français.

Ces derniers, Marc Trévidic et Yves Jannier, doivent très prochainement se rendre au Canada afin notamment de s'enquérir de l'extradition du suspect vers la France.

Le Libano-Canadien est soupçonné par la justice française d'avoir confectionné l'engin explosif déposé dans la sacoche d'une moto à quelques mètres de la synagogue de l'Union libérale israélite, et qui avait tué ce soir-là, vers 18 h 40, trois Français et une Israélienne, blessant également une trentaine de personnes.

Une fiche d'hôtel bien compromettante

Hier soir, des perquisitions étaient en cours au domicile et au bureau de Hassan Diab, qui enseigne la sociologie à l'université d'Ottawa. Les juges antiterroristes français se sont intéressés à lui après que l'Allemagne leur a communiqué un fichier, « acheté » dans des conditions non précisées, d'activistes du Front populaire de libération de la Palestine-Opérations spéciales (FPLP-OS), dans lequel figurent notamment les noms des membres du commando de la rue Copernic. L'attentat n'avait pas été revendiqué mais les enquêteurs soupçonnaient le FPLP-OS, un groupe palestinien opposé à Yasser Arafat, ancien président de l'Autorité palestinienne. L'an dernier, les juges français avaient lancé une commission rogatoire internationale au Canada visant M. Diab.

Le suspect s'était alors déclaré « victime d'une homonymie ». « Je n'ai jamais appartenu à aucune organisation palestinienne, ni milité politiquement », avait-il assuré. Son avocat canadien, M e René Duval, avait indiqué que son client était « étudiant à Beyrouth à l'époque de l'attentat », et s'était ensuite « installé aux Etats-Unis pour des études de doctorat ». Hier soir, il a réaffirmé l'innoncence du suspect.

Au cours de leur enquête, les policiers se sont rendus au Liban, aux Etats-Unis, en Allemagne et au Danemark, affirme « l'Express ». Ils ont notamment saisi une fiche d'hôtel remplie par le suspect lors de son séjour à Paris au moment de l'attentat de la rue Copernic. Ils ont également effectué des comparaisons graphologiques probantes avec des documents officiels remplis par Hassan Diab lors d'un séjour aux Etats-Unis, ajoute le site de l'hebdomadaire. De même, une photo du suspect datant de 1981 présenterait une ressemblance troublante avec le portrait-robot dressé par des témoins.

La fondatrice de l'association SOS Attentats
, Françoise Rudetzki, s'est félicitée de l'interpellation de l'auteur présumé de l'attentat de la rue Copernic. Elle a salué « l'obstination des enquêteurs » et s'est réjouie qu'ils « poursuivent leurs investigations sur des attentats si lointains ».

Le Parisien

jeudi 13 novembre 2008

Europe – une nouvelle initiative pour combattre l'antisémitisme



Tous différents –Tous égaux

Tous les quelques mois, des vandales détruisent des tombes dans des synagogues en Autriche et inscrivent des inscriptions racistes sur les pierres tombales.
Cela ne se passe pas seulement en Autriche, préviennent des officiels, alors que la plus grande Organisation pour les Droits de l'Homme en Europe se joint aux forces internationales pour l'instruction de l'Holocauste, afin de lutter contre ce qu'ils accusent être "un fléau d'antisémitisme" dans le continent entier.


"L'antisémitisme n'appartient pas seulement au passé…. L'Holocauste pourrait se répéter"' a prévenu Ferdinand Trauttmansdorf, le Président de la Mission Internationale pour l'Instruction, la Mémoire et la Recherche de l'Holocauste.
La Mission Internationale, dirigée cette année par l'Autriche, a réuni ses forces avec celles du Conseil Européen pour la diminution de la haine contre les juifs.
Les programmes comprennent: une campagne médiatique jointe sous le titre "Tous différents –Tous égaux", afin de propager et célébrer les différences.
"Il n'y a pas de races. Nous appartenons tous à la race humaine"' a dit Yehuda Bauer, Professeur enseignant l'Holocauste à l'Université Hébraïque de Jérusalem.
"Soixante-dix ans après ces pogromes, en 2008, nous sommes encore les témoins des crimes de la haine antisémite", a dit Janez Lenarcic, le directeur du Département des Droits de l'Homme à l'Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe (OSCE).

"Il semble que les leçons historiques importantes n'ont pas encore été apprises par tous'', a déclaré Lenarcic.Par exemple: des attaques répétées contre des juifs dans des cimetières et des synagogues dans les 27 pays de l'UE.

Aujourd'hui même, 6 pour cent des Autrichiens participant à une enquête menée par une compagnie d'enquêtes Autrichienne GfK Austria, ont dit qu'il n'y avait aucune preuve historique de l'existence de l'Holocauste. Cette coordonnée est inférieure aux 15 pour cent lors de l'enquête de 1979, mais elle reste une source d'inquiétude, disent les officiels. GfK Austria n'a pas publié les détails de la méthodologie de l'enquête ou des pourcentages d'erreur.

"Nous n'avons aucune raison de répéter ces horreur – Nous pouvons apprendre de l'Histoire''
a dit Morten Kjaerum, qui est à la tète de l'Agence pour les Droits de Base de l'UE (FRA).
La détection des actes d'antisémitisme est difficile, a dit l'agence, car il n'y a pas de rapport homogène entre les pays. Généralement, les incidents ont atteint leur apogée en 2004, mais ils continuent a survenir dans tous les états de l'UE, selon l'enquête la plus actuelle de l'agence publiée en décembre 2006.

Source: The Associated Press

mercredi 12 novembre 2008

Grande-Bretagne – Le site de la haine nazie en Europe dirigé a partir d'une maison à Gravesend.



L'un des principaux leaders néo-nazis en Europe a secrètement établi sa maison en Grande-Bretagne.
L'Hongrois Zoltan Fuzessy, âgé de 35 ans, utilise sa maison à Gravesend, Kent comme quartier général pour promouvoir son mouvement d'extrême-droite.
Fuzessy est le vice-président du Jobbik Party dont les membres expriment fréquemment leur haine contre les juifs et font des blagues macabres sur l'Holocauste.

Le parti, dénommé “la honte de la Hongrie” par le Premier Ministre Britannique, forme des paramilitaires, vêtus d'uniformes noirs comme les SS nazis et entretenant des proches relations avec le Parti National Britannique.
Fuzessy dirige un site Internet depuis sa modeste maison familiale. Le site, sur lequel il est décrit comme "le chef des relations internationales", compte des contenus lamentables envoyés par les membres du mouvement et incluant des attaques antisémites.

L'un d'entre eux, niant l'existence de l'Holocauste, a écrit: "L'utilisation de gaz? Il semble qu'il s'agissait de dépouillement"
Un autre texte disait que les juifs étaient "pleins de mensonges" en ce qui concerne les atrocités commises par les nazis et qu'ils avaient "mal calculé" les réactions qu'ils recevraient.

Lorsque le journal le Sun a confronté Fuzessy dans sa maison, il a déclaré ne pas être raciste, en disant: "Mon parti est radical mais patriotique, et non pas nationaliste. Des millions de Hongrois nous supportent. Ceux qui nous appellent des nazis sont des communistes."

Fuzessy a insisté ne pas recevoir d'avantages , refusant de dire quant il avait emménagé et ce qui l'avait motivé a venir.
Le Sun révèle que Fuzessy a tenu des réunions avec des leaders extrémistes basés en Grande-Bretagne, parmi eux, le président du Parti National Britannique Nick Griffin, qui était le principal orateur lors du rassemblement du parti Jobbik où 5,000 personnes ont participé à Budapest le mois dernier.

La nuit dernière, le membre du parlement Tory, Adam Holloway, a dit: "Il faut enquêter sur chaque site internet ayant un ton ou un contenu antisémite ou raciste.".

Source: www.thesun.co.uk

mardi 11 novembre 2008

Soixante-dix ans après la « Nuit de Cristal »



Guy Millière


Merci à ce cher Guy Millière qui nous adresse, en exclusivité, ce billet bien à son image : lucide et intrépide, prophétique aussi, avec un frémissement de tristesse qui, sans lamentation larmoyante, prend le contrepied de l’hédonisme et de l’égoïsme ambiants, pour nous avertir qu’il faudra souffrir, car le mal et la haine, eux, ne dorment jamais.
(Menahem Macina).




J’ai parcouru la presse écrite française. Je n’ai trouvé, en ce jour, presque aucune trace de cet effroyable anniversaire. Un seul article digne de ce nom, dans Le Figaro - en fait, un reportage (1), sauve l’honneur.

C’est il y a soixante-dix ans très exactement, dans la nuit du 9 au 10 novembre 1938 qu’a eu lieu la « Nuit de cristal » en Allemagne. Il aurait été utile d’en parler, pourtant. Cela aurait pu être l’occasion de réflexions.

Si l’antisémitisme haineux des nationaux-socialistes allemands ne faisait plus de doute depuis longtemps, c’est au cours de cette nuit qu’il a pleinement révélé son visage meurtrier. Mille trois cent synagogues ont été détruites, plus de sept mille entreprises et commerces appartenant à des Juifs allemands ont été saccagés, une centaine de personnes ont été tuées et bien davantage ont été blessées. Trente mille Juifs ont été arrêtés et envoyés vers des camps de concentration. La population allemande a vu, et elle n’a pu, à partir de cette nuit là, ne pas savoir ce qui se passait. Elle a contribué ou, ce qui ne vaut pas mieux, elle a, en général, laissé faire. Les populations et les dirigeants du reste de l’Europe et du monde ont vu aussi, et n’ont pas pu, non plus ne pas savoir quel engrenage était en train de s’enclencher. L’absence de réaction des populations et dirigeants susdits me semble avoir été terriblement éloquente et relever d’une forme de complicité de crime.

C’est au lendemain de cette nuit-là, qu’Hitler et sa clique d’assassins ont compris qu’ils pouvaient persévérer, ce qu’ils ont fait en concevant et en mettant en œuvre la solution finale.

Après la guerre, on a fait comme si on découvrait l’horreur absolue qui reste liée au nom d’Auschwitz, mais je ne peux pas ne pas me dire qu’on a laissé Auschwitz venir et se concrétiser en tolérant la « Nuit de cristal». Je ne peux pas faire comme si j’ignorais qu’on a, ensuite, fermé les portes de l’exode aux Juifs d’Europe qui pouvaient encore tenter de fuir, et que la Grande-Bretagne a, en particulier, maintenu close l’entrée de ce qui n’était pas encore Israël. Je ne peux oublier qu’après la guerre encore, les Juifs survivants ont été chassés de nombreux endroits, maintenus dans des camps d’internement, empêchés d’aller vers le foyer national juif.

On a dit, ici ou là : Plus jamais çà. On a forgé la notion de génocide, puis celle de crime contre l’humanité. Mais on a laissé, depuis, perpétrer de nombreux massacres et de nombreux crimes contre l’humanité en ne réagissant pas davantage qu’on a réagi lors de la « Nuit de cristal ».

Les Européens ont, semble-t-il, aujourd’hui, des problèmes plus urgents à résoudre que des massacres d’êtres humains. Et ils ne veulent pas se souvenir outre mesure de certaines pages, sordides et sombres, de leur passé. Les Américains se souviennent un peu davantage, mais, à l’évidence, pas suffisamment.

Israël existe, mais l’Etat juif est souvent traité avec mépris, et les propos haineux dignes du temps d’Hitler que tiennent à son sujet des gens tels que les dirigeants du Hamas, du Hezbollah, ou de l’Iran, semblent ne déranger personne.

Ceux qui disent qu’il faut, au nom de valeurs éthiques, pratiquer l’ingérence humanitaire, et ceux qui disent qu’il faut parfois intervenir préventivement, avant que le pire ne survienne, dès lors qu’on voit que l’effroyable se prépare sont critiqués vertement.

Il m’arrive de me dire que les leçons ne sont jamais tirées et les enseignements jamais retenus. Nous serons quelques-uns à maintenir la vigilance, en sachant que cela changera fort peu de choses, hélas, à la barbarie toujours prête à faire éclater le mince vernis de la civilisation.

* Nous le ferons par sens de l’honneur.
* Nous le ferons pour que la lumière ne s’éteigne jamais tout à fait.
* Nous le ferons aussi pour rappeler aux victimes potentielles que, face aux bourreaux, il faut surtout compter sur ses propres forces et sa propre détermination.

La fraternité concrète peut venir par surcroît, mais il vaut mieux ne pas compter sur elle et s’attendre, plutôt, à l’indifférence et à la lâcheté.


© Guy Millière



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[1] Claire Bommelaer, "Hanna se souvient de la Nuit de cristal".


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Mis en ligne le 10 novembre 2008, par M. Macina, sur le site upjf.org

lundi 10 novembre 2008

L´histoire secrète des juifs en camps de concentration au Maroc


LE MUFTI
Curieusement, plus personne ne s'en souvient, ici, à Boudnib. “Vous savez, tous nos moyens d'information à l'époque se résumaient à un ou deux postes radio, autour desquels on se regroupait… pour écouter de la musique”, résume cet octogénaire, ancien commerçant qui a bien côtoyé la communauté juive du pays.

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Enquête.
Histoire. Des camps de concentration au Maroc


...et autres révélations sur l’histoire secrète des juifs du Maroc sous Mohammed V.


Cela fait plusieurs mois que d'éminentes personnalités juives d'origine marocaine font des allers-retours entre Rabat et Tel-Aviv, multipliant les correspondances officielles entre les deux capitales, pour tenter un coup de force : faire admettre Mohammed V dans le club très fermé des “Justes parmi les nations”, titre honorifique qui récompense les personnalités qui ont pu, au plus fort de l'Holocauste, sauver des vies juives partout dans le monde. “Vous imaginez l'impact (pour la paix)que cela pourrait avoir, non seulement pour le Maroc, mais pour l'ensemble du monde arabe, voire pour le monde tout court ?”, nous interpelle, sans doute à raison, ce dirigeant connu de la communauté israélite au Maroc.
De tous les dirigeants arabes du 20ème siècle, Mohammed V semble bien l'un des tout proches de cette “canonisation”. Quelqu'un comme Serge Berdugo, principale figure du judaïsme au Maroc, a tellement avalé de kilomètres pour la (bonne) cause que des médias sérieux, même en Israël, l'affublent déjà du titre de futur ambassadeur du Maroc en Israël. La formule la plus juste, en fait, pourrait être : “Berdugo ambassadeur de Mohammed V à Tel-Aviv (ou Jérusalem)”. Et la démarche, si elle aboutit, ferait du défunt sultan le premier arabe à gagner le statut, ô combien symbolique, de “juste parmi les nations”. Mais qu'a donc réussi Mohammed V pour accéder, à titre posthume, à une si rare distinction (pour un arabo-musulman) ?


Les origines d'un pacte


Plongée dans l’histoire. Quand la Deuxième guerre mondiale éclate en Europe, en septembre 1939, Mohammed V est un jeune souverain de 30 ans, sans réel pouvoir, malgré l'incontestable cote d'amour dont il jouit auprès de ses sujets. Une fiche établie par les services du protectorat français le décrit comme suit : “Très traditionaliste comme tous les Marocains… (Se préoccupe) des hauts prix de détail et de la question du ravitaillement en sucre. Très aimé des Marocains”. Et notamment de la grande majorité de ses 200 000 sujets juifs, dont il garantit la protection. Une tâche que Mohammed V juge, comme ses prédécesseurs alaouites, inhérente à sa fonction d'Amir Al Mouminine. Au Mellah, le petit peuple se délecte de ces histoires plus ou moins vraies, selon lesquelles le sultan paie ses achats au comptant ou favorise la main-d'œuvre juive au Palais. Les élites israélites ne sont pas en reste, elles qui jouissent, comme nous l'explique l'historien Mostafa Bouaziz, “d'une relation quasi organique avec le Makhzen alaouite”. Le cordon ombilical liant les Alaouites et les juifs marocains est né d'un intérêt commun aussi bien diplomatique que commercial. Des personnalités juives sont chargées de missions auprès des puissances européennes, tandis que des familles commerçantes israélites continuent de travailler pour le compte du Makhzen (les “Toujjar” du sultan).

La défaite de la France face à l'Allemagne nazie va bouleverser la quiétude de ce petit monde aux rouages bien huilés. Arrivé au pouvoir, le régime de Vichy, chapeauté par le Maréchal Pétain, hérite tout naturellement de la tutelle sur le Maroc, où il étend les lois racistes antijuifs décrétées en France le 3 octobre 1940. Une parenthèse de l'histoire du Maroc qui va, malgré les nombreuses ambiguïtés qui l'émaillent, sceller au final le pacte entre Mohammed V et les juifs du Maroc et donner naissance au mythe du roi sauveur (des juifs).

L'histoire des dahirs juifs

Par un dahir du 31 octobre 1940, moins d'un mois après l'instauration du gouvernement de Vichy, les juifs marocains sont soumis à un numerus clausus dans les professions libérales (2% de juifs au maximum parmi les médecins et les avocats) et dans l'enseignement (pas plus de 10 % de juifs parmi les élèves du secondaire).

Le document, d'inspiration purement nazie, porte bien le sceau royal. Il est suivi, un an plus tard, par un deuxième dahir encore plus sévère pour les juifs. Sidi Mohammed Ben Youssef, comme on l'appelle encore à l'époque, a bien paraphé les deux textes préparés par la Résidence générale. Un acte qui n'est pas sans rappeler le dahir berbère, promulgué en 1930, et qui a valu, en son temps, une pluie de critiques au protectorat, mais aussi au jeune sultan qui l'a paraphé. “Mohammed V manquait cruellement d'expérience. Il était jeune et, surtout, n'avait aucun pouvoir et ne pouvait s'opposer véritablement à la Résidence générale sous peine de risquer son trône”, souligne, lucide, le chercheur Mostafa Bouaziz. “Le sultan savait bien que les dahirs juifs, comme le berbère, étaient aussi une manière de soustraire à son autorité une partie vive de ses sujets. Il a cherché, tout au plus, à limiter la casse”, renchérit Bouaziz.

Plutôt que de se risquer à un bras de fer avec la Résidence générale, qui aurait pu lui coûter le trône, Mohammed V a, malgré tout, obtenu une concession de taille : celle, comme nous l'explique Robert Assaraf (fondateur de l'Union mondiale du judaïsme marocain et auteur de “Mohammed V et les juifs”, 1997), “de faire en sorte que l'exécution des dahirs juifs soit d'abord le fait des agents du Makhzen, se donnant les moyens de contrôler, en le retardant autant que possible, le déroulement des opérations”. Calcul gagnant : autant par lenteur “génétique” que par effet Mohammed V, le Makhzen a longtemps tergiversé dans son application des mesures les plus dures des dahirs juifs. Une course gagnée contre le temps, en attendant que la Guerre mondiale désigne, tranquillement, le camp des vainqueurs. Dans le même souci de gagner du temps, Mohammed V a bien gardé, comme l'explique Robert Assaraf, “le deuxième dahir près d'un mois au fond d'un tiroir avant de se résigner à le parapher”.

Le sultan grignote et joue la montre. En toute discrétion, sans jamais élever la voix. Serge Berdugo, actuel secrétaire général du Conseil des communautés israélites du Maroc, explique : “Mohammed V a bien tenté de négocier avec le général Noguès (ndlr : Résident général depuis 1936). Il a exigé que les sujets juifs marocains soient définis par leur foi et non par leur race, un principe en conformité avec leurs statuts de 'dhimmis' (protégés) du sultan”. Le même Berdugo, dont le père était l'un des membres influents de la communauté israélite de l'époque, ajoute par ailleurs que “le sultan a obtenu de Noguès que le numerus clausus ne soit pas appliqué aux institutions communautaires juives, aux écoles religieuses et aux œuvres de bienfaisance, qui ont continué de fonctionner pendant toute la durée de la guerre”. Un bémol qui a permis notamment de soustraire la très grande majorité des juifs marocains au statut nouvellement instauré.

Le rôle contrasté de Mohammed V


La vie quotidienne est faite, alors, de mille et une contradictions. Mohammed V, qui se garde bien de faire la moindre déclaration publique, constate les (quelques) dégâts. Les dahirs juifs, même exécutés par un Makhzen très lent à la détente, sont tout de même une réalité. “Ma sœur s'est retrouvée exclue du lycée du jour au lendemain”, se souvient par exemple Simon Lévy, aujourd'hui conservateur du Musée du judaïsme marocain. Des juifs, notamment les francisés, sont obligés de quitter leurs quartiers européens pour rejoindre le ghetto du Mellah. Dans les Mellahs, justement, la vie a suivi son cours naturel. Popularisée après guerre par la littérature officielle, une anecdote, sans doute exagérée, circule alors dans ces quartiers réservés aux juifs marocains. Au Résident général venu l'informer de la décision de faire porter l'étoile jaune aux juifs du pays, Mohammed V lui demande d'en commander une vingtaine de plus. Contrarié, Noguès demande pourquoi. Le sultan répond : “Pour ma famille et moi-même”.

Une image idyllique à laquelle ne souscrit absolument pas Jacques Dahan, président du Conseil des communautés israélites du Maroc entre 1947 et 1956. Dans ses mémoires publiées en 1955 (“Regard d'un juif marocain sur l'histoire contemporaine de son pays”), il affirme que Mohammed V n'a pas été à la hauteur des responsabilités que lui conféraient ses fonctions religieuses et civiques vis-à-vis de ses sujets israélites. “Faute de preuves écrites, il m'est difficile de souscrire à la thèse officielle de Mohammed V sauveur des juifs marocains”, écrit-t-il en substance. Une nuance cependant. À l'époque où Jacques Dahan publie son livre, il n'a pas connaissance du seul document écrit évoquant l'attitude de Mohammed V vis-à-vis du statut des juifs. Présenté à l'Académie du royaume du Maroc en 1985, un télégramme de 1941, retrouvé dans les archives du ministère des Affaires étrangères, évoque les tensions créées entre la Résidence générale et le sultan, suite à l'instauration du premier dahir juif. Extraits : “Nous apprenons de source sûre que les rapports entre le sultan du Maroc et les autorités françaises se sont sensiblement tendues depuis le jour où la Résidence appliqua le décret sur les mesures contre les juifs (…) Le sultan s'était refusé à faire de différence entre ses sujets (ndlr : les juifs et les musulmans), tous, disait-il, loyaux”.

Mais Dahan n'est pas le seul à minimiser l'impact positif du jeune sultan. Dans son ouvrage Les Juifs d'Afrique du Nord sous Vichy, publié en 1955, M. Abitbol affirme que l'image de Mohammed V volant au secours de ses sujets juifs était exagérée. Extrait : “Tout comme les Beys de Tunis, le souverain marocain ne put rien faire d'autre qu'apposer son sceau en bas des dahirs et des arrêtés qui lui étaient soumis par la Résidence mais, plus timide que Moncef Bey (souverain de Tunisie pendant la Seconde guerre mondiale), il s'interdit toute prise de position et tout acte public qui eût pu être compris comme un désaveu de la politique de Vichy”.

Aussi timide qu'il a pu être, Mohammed V reste pourtant, et de loin, le plus pro-juif de son entourage. Sans être tout à fait une marionnette, le jeune sultan est clairement mal entouré. Sa chancellerie, mise en place par le protectorat, ressemble à une chambre d'enregistrement des lois édictées par la Résidence générale. Elle est d'ailleurs dominée par un certain Mokri (dont l'ancienne demeure est devenue, au lendemain de l'indépendance, la fameuse Dar Mokri, le plus terrible des centres de torture et de détention secrète), vizir et grand chambellan aux origines algériennes, connu pour son tropisme français et détenteur de la “boîte à sceaux” dont il lui arrive, parfois, d'user sans l'avis du sultan. Et puis, ne l'oublions pas, le Mohammed V de l'époque n'est pas encore un roi “indépendantiste”, tout au plus un sultan symbolique condamné à jouer à l'équilibriste entre les autorités du protectorat et son statut de protecteur des juifs.

Arrangements entre juifs et musulmans

Comme en Allemagne, et pratiquement dans toute l'Europe, les juifs sont soumis à l'inventaire systématique de leurs biens, étape préliminaire à la spoliation de leur patrimoine. C'est de loin la mesure la plus inique des dahirs juifs. A-t-elle été appliquée ou, au contraire, la légendaire léthargie mazkhzénienne a-t-elle pu en retarder l'échéance ? La réponse la plus juste serait sans doute une combinaison des deux. Explication de Mohamed Hatimi, professeur d'histoire contemporaine à Meknès : “Plusieurs caïds, pachas et gens du peuple, ont pris en charge les affaires des juifs visés par ces lois. Cette action fut déterminante dans le maintien de la cohésion sociale, surtout dans les régions rurales où juifs et musulmans partageaient les mêmes mode et espace de vie”.

Aussi surréaliste qu'il puisse paraître, ce système de “délégation” des biens juifs passés entre les mains de musulmans (et de chrétiens aussi) a plutôt bien fonctionné, notamment dans les villes de petite et moyenne importance. “Mon père commerçait dans la région d'Oujda avec les petits artisans juifs marocains, nombreux dans la région. Les villages juifs côtoyaient les villages musulmans depuis toujours sans heurts”, confirme Mostafa Bouaziz. “Dans les villes moyennes et à la campagne, les sujets juifs ont surtout souffert des privations liées à la guerre, mais autant que leurs concitoyens musulmans”, explique encore le chercheur Mohamed Hatimi. Dans les grandes villes comme Casablanca, la vie commune entre juifs et musulmans, sans être aussi imbriquée, est pacifique. Les juifs du Mellah de Casablanca vivent dans les mêmes conditions lamentables d'hygiène que les musulmans des classes défavorisées, unis, en somme, par le statut commun de pauvres.

Présente dans tous les secteurs économiques, la population juive marocaine citadine comprend également de nombreux avocats et médecins. C'est davantage cette imbrication qui a limité l'application du statut des juifs, plutôt que la timide opposition de Mohammed V aux lois antisémites de Vichy. “Appliquées totalement, ces mesures discriminatoires auraient bloqué la vie quotidienne, en perturbant sérieusement le secteur médical, les tribunaux et l'enseignement, les grand et petit commerces. Autant de secteurs où les juifs marocains étaient très présents”, explique Mohamed Hatimi.

En plus simple : la réalité et le côté pratique des choses l'ont largement emporté, nonobstant des dahirs aussi iniques qu'inapplicables. Ainsi, même interdits de plaider, les avocats juifs continuent d'exercer grâce à de petits arrangements entre amis. “Les avocats juifs étudiaient les dossiers dans leur bureau avant de confier la plaidoirie à leurs associés musulmans”, se souvient par exemple Serge Berdugo.

Et Mohammed V, dans tout cela ? Fidèle à deux de ses règles d'or (rester discret, gagner du temps), le sultan, plus équilibriste que jamais, ne prend aucune position officielle, mais lance de loin en loin des signaux pour rassurer ses sujets juifs. À titre d'exemple, cette journée de l'année 1941 où il reçoit, dans le plus grand secret, une délégation de notables juifs pour les assurer “qu'il n'accepterait aucune distinction entre ses sujets”, dixit Serge Berdugo. Détail qui ne trompe pas sur la grande peur (de la colère de la Résidence générale) qui habite alors le jeune sultan : la délégation juive est arrivée au palais royal… dans une camionnette bâchée.

Cela confirme, en tout cas, que le mal est fait. Malgré les discrets efforts des uns et des autres, l'effet des deux dahirs est désastreux sur le moral des populations juives. Lesquelles s'inquiètent, logiquement, d'une montée de l'antisémitisme dans l'administration française et chez les colons du Maroc. À elle seule, l'entente musulmans - juifs (et la bénédiction de Mohammed V) ne doit pas masquer les nombreux actes antisémites perpétrés durant cette période trouble. Les partis fascistes français au Maroc appellent à un durcissement des mesures anti-juives, l'administration de Vichy comptant d'ailleurs beaucoup de militants d'extrême droite. “Ils appelaient au pogrom tandis que les agressions contre les juifs se multipliaient”, se souvient Serge Berdugo. Prise d'une fièvre pétainiste, la population européenne lance des appels au boycott des magasins tenus par des juifs et appose des tracts sur les devantures de leurs magasins, au contenu explicite : “Ici maison juive, maison de profiteurs”, ou bien “Acheter chez les juifs, c'est ruiner le commerce français”. Surfant sur la pratique de rationnement imposée par la guerre, les fascistes français accusent les commerçants juifs d'être responsables de la pénurie qui frappe le Maroc. Le sentiment d'inquiétude chez les juifs est alors d'autant plus fort qu'il est alimenté, au quotidien, par la présence physique de l'Allemagne hitlérienne à Casablanca. Ainsi, en 1941, une délégation allemande d'armistice logeait à l'Hôtel Transatlantique, le grand palace de l'époque, et la population juive la voyait circuler quotidiennement, en tenue militaire, dans les rues de Casablanca.

La réalité des camps de concentration marocains

C'est durant cette période trouble que Casablanca devient, paradoxalement, une lucarne d'espoir pour les nombreux juifs d'Europe centrale, qui ont fui les persécutions nazies. Les considérant comme indésirables en France, le gouvernement de Vichy se débarrasse d'eux en les expédiant au Maroc. Ils sont autorisés à y séjourner “provisoirement”, en attendant de pouvoir rejoindre les Etats-Unis. Du coup, la ville blanche devient une salle d'attente géante, un épisode de l'histoire du Maroc qui sera popularisé par le film Casablanca. Mais beaucoup de ces malheureux ne verront jamais la statue de liberté. Bien au contraire.

Craignant la propagande fasciste sur l'ascendance juive de sa propre épouse, le Résident général Noguès fait du zèle et décide, dans la foulée, d'interner ces “étrangers indésirables” dans des camps de travail forcé, le plus loin possible des grands centres urbains. La France de Vichy expédie également dans ces centres d'internement tous les juifs étrangers engagés dans la Légion étrangère pour combattre l'Allemagne nazie. Et pas à une exclusion près, la France y interne aussi les nombreux républicains espagnols qui ont fui l'Espagne de Franco.

Sur les 7000 personae non gratae internées dans la trentaine de camps recensés dans tout le Maroc, 2000 sont des juifs, soit un peu moins de 30%. Ils sont expédiés pour la majorité dans les zones désertiques de l'Oriental, se transformant en une main-d'œuvre corvéable à merci pour les grands travaux de la France civilisatrice, à commencer par le Transsaharien, ligne de chemin de fer devant relier l'Afrique Noire au port d'Oran en Algérie française.

Les camps de concentration construits dans l'Oriental sont de loin les pires. Bouarfa, qui compte plus de 800 internés en juillet 1942, est l'un des camps où les conditions de vie sont les plus cruelles. Un républicain espagnol témoigne : “Le capitaine qui commandait le camp était un légionnaire. Dès notre arrivée, il nous a dit : comme vous le voyez, ce camp n'est pas entouré de barbelés. Celui qui veut se sauver, le désert se chargera de lui”. Les téméraires qui osent l'évasion sont effectivement “dévorés” par le Sahara. Les autres, forçats du Transsaharien, manient la pelle et la pioche sous une chaleur de plomb. “Chaque fois qu'il y avait une tempête de sable, tout était à refaire”, ajoute-t-il pour décrire les tâches de Sisyphe auxquelles les prisonniers étaient assignés. Pour tout repas quotidien, les internés ont droit à une boîte de sardines pour cinq et deux litres d'eau pour boire et se laver. La nuit, c'est le froid glacial du désert qui les saisit sous les tentes où ils vivent à 8 ou 10.

Le camp de Aïn Béni Mathar (ex-Berguent), dans la province de Jerada, est réservé aux seuls juifs. Ils y sont quatre cents à subir un traitement spécial de la part des gardiens, qui peuvent laisser s'exprimer en toute quiétude leur antisémitisme. “Mon père savait qu'il y avait des juifs internés dans l'Oriental. Il s'y est rendu plusieurs fois pour leur apporter quelques vivres”, se souvient Serge Berdugo. Ces camps de concentration, dénomination officielle de Vichy, sont un secret de polichinelle. Mohammed V ne peut ignorer leur existence, mais ne peut intervenir quand bien même l'aurait-il souhaité. Et puis, du moment qu'on ne touche pas à “ses” sujets juifs marocains… “Ces camps étaient en dehors de sa zone d'influence. C'était le rayon d'action exclusif de l'armée française”, précise Mostafa Bouaziz. Le débarquement américain du 8 novembre 1942 met fin à l'expérience concentrationnaire au Maroc, qui a fait autant de morts (de faim, d'épuisement, etc) que de rescapés juifs dont certains, une minorité, ont choisi de rester définitivement au Maroc.

La vérité sur le débarquement américain


La réalité des camps de concentration au Maroc a été sciemment gommée des esprits. Beaucoup, même parmi les officiels marocains, en ignorent jusqu'à l'existence ! Ce triste épisode, marqué tant par le silence du sultan que des élites israélites, sera vite effacé par l'arrivée en force des Américains en novembre 1942. Mohammed V applaudit des deux mains, mais n'a aucun moyen d'empêcher le général Noguès de bombarder les troupes “yankees” au moment de leur débarquement !
La configuration du pouvoir dans le Maroc de l'époque était ainsi faite, de trompe-l'œil et de faux-semblants. Les Américains, eux, ne se posent pas de questions. Ils investissent rapidement le terrain, en conquérants, et bouleversent peu à peu les mentalités. Car la donne a changé et c'est l'Histoire, la grande, celle du Maroc comme des juifs du Maroc, qui vire du tout au tout. Un tournant dont Mohammed V est le premier à profiter, lui qui s'appuie de plus en plus ouvertement sur les Américains pour faire monter la pression sur l'occupant français. La fibre indépendantiste du jeune souverain, qui a - enfin - pris des épaules, est désormais une réalité. Mohammed V s'ouvre pour de bon aux nationalistes et le résultat final s'appelle, quelque temps plus tard, la déclaration du Manifeste d'indépendance en 1944. Le Makhzen indigène suit les pas du sultan et sort à son tour de sa réserve. Pour exemple, cette anecdote rapportée par Serge Berdugo : “Après le débarquement américain, mon père (Joseph Berdugo, alors président de la communauté juive de Meknès) a été convoqué par le pacha. Dans sa cour, ce dernier avait rassemblé en tas la liste des inventaires des biens juifs avant d'y mettre le feu”. L'autodafé aurait été inimaginable quelques jours plus tôt…

Mais le débarquement américain impacte aussi la mentalité juive marocaine. “Il est clair que les juifs du Maroc ne raisonnaient pas tous de la même façon”, résume Robert Assaraf. Mohamed Hatimi, lui, se montre encore plus explicite : “Certaines élites, tant intellectuelles qu'économiques, trouvaient le sultan archaïque. Pour elles, il symbolisait le côté théocratique de l'Etat et rien ne les révoltait autant que de se voir traiter d'indigènes, parce que sujets du sultan”. Une autre donnée va infléchir, davantage, cet état d'esprit. Le débarquement américain s'est accompagné, en douce, des premières percées sionistes au Maroc. L'Etat d'Israël n'est encore qu'un projet, mais des israélites marocains, des élites comme du “peuple”, choisissent déjà la voie de l'émigration vers la “terre promise”…

Pratiquement tous les historiens consultés sont unanimes, pour admettre que les “inflexions” subies par la pensée des juifs du Maroc doivent beaucoup à l'attitude des nationalistes au plus fort de la guerre : “Il ne faut pas oublier qu'un Mohamed Ben El Hassan El Ouazzani (ndlr : fondateur du Parti de la Choura) s'est tourné vers les sirènes allemandes au début de la guerre, répondant au principe que l'ennemi de mon ennemi ne peut être que mon ami”, résume ce chercheur, avant d'ajouter : “Les Ouazzani, El Fassi, Sbihi et tant d'autres, ont joué une partition équivoque, sans être expressément antisémite, qui a pu changer les esprits”.

Les années qui suivent ne font que marquer le désir d'affranchissement des uns et des autres. Les nationalistes réclament officiellement l'indépendance du Maroc en 1944, le sultan devra encore patienter quelques années pour oser la “grève du sceau”, équivalant à un geste de rébellion (tant attendu, il faut dire) vis-à-vis de la France. Les juifs, eux, sont gagnés par l'exode (Israël, l'Europe, les Etats-Unis) et certains, y compris parmi le Conseil gouvernemental que la France installe au Maroc en 1945, vont jusqu'à demander ouvertement la nationalité française. Le trouble gagne même la rue puisque, entre 1945 et 1948, date de création de l'Etat d'Israël, la plupart des grandes villes connaissent des appels au pogrom (“mort aux juifs”) plus ou moins manipulés par la présence française…

Ces incidents, qui échappent au contrôle de Mohammed V, atteignent leur paroxysme dans la cité minière de Jerada, à l'est du royaume, avec plusieurs dizaines de morts tant du côté juif que musulman. Tous ces événements sont liés, d'une manière ou d'une autre, aux (longues) suites du débarquement américain de 1942. Qu'Abraham Serfaty, éminent représentant de la communauté juive au Maroc, résumait sans merci, dans un article publié dans la revue Souffles en 1969 : “La bourgeoisie juive marocaine abandonnait l'objectif assimilationniste pour se rallier, dans sa quasi-totalité, à l'objectif sioniste”.

Les dessous du mythe Mohammed V

L'histoire d'amour entre Mohammed V et les juifs marocains est tourmentée, complexe, et en tout cas moins idyllique qu'on veut bien le dire. Plusieurs traités juifs ont été publiés pour demander à l'administration coloniale de mettre fin, à plusieurs reprises, au lien d'allégeance à sa personne. “Le statut de protégés des puissances coloniales pendant le 19ème siècle, en soustrayant à la juridiction du Makhzen une partie de l'élite juive marocaine, a scindé en deux la communauté israélite. Après la Deuxième guerre mondiale, seules les franges les plus pauvres sont restées liées au sultan”, résume Mostafa Bouaziz. D'ailleurs, la littérature juive publiée dans les années 50 ne met pas particulièrement en exergue le rôle de protecteur de Mohammed V. Selon Mohamed Hatimi, l'histoire édifiante est née au lendemain de la Seconde guerre mondiale, portée sur les fonts baptismaux par les nationalistes marocains et musulmans : “Ce sont ces derniers qui n'ont cessé de rappeler avec insistance la position du sultan vis-à-vis des juifs pendant l'épisode Vichy. Et notamment Allal El Fassi, dirigeant de l'Istiqlal, dans ses écrits publiés au Caire au début des années 1950. Il en est de même dans les écrits du parti nationaliste, adressés à l'opinion publique américaine”. Ce serait une pierre à l'édifice dans le culte de la personnalité du roi, bâti progressivement par l'Istiqlal.

Alors, pour boucler la boucle, Mohammed V, “juste parmi les nations” : réalité ou mythe ? “Incontestable réalité”, clament tous les spécialistes juifs que nous avons consultés pour les besoins de l'enquête. La meilleure formule, et sans doute la plus troublante, est celle de Robert Assaraf : “Si Mohammed V a sauvé des vies juives ? Oui, c'est l'évidence. S'il l'a fait en risquant sa vie ? Non, personne ne peut l'avancer”. Au Mémorial de Yad Vashem à Jérusalem, dédié aux victimes de l'Holocauste, de trancher si, oui ou non, le sultan Sidi Mohammed Ben Youssef mérite définitivement son entrée au panthéon des “Justes”. Avec toutes les retombées que cela suppose…

Une parenthèse de l’Histoire

• 1er septembre 1939. Début de la Deuxième guerre mondiale.
• 5 septembre 1939. Mohamed V s'engage aux-côtés de la France.
• 22 juin 1940. Capitulation de la France (au profit de l'Allemagne nazie).
• 10 juillet 1940. Le Maréchal Pétain dirige la France.
• 3 octobre 1940. Vichy instaure le statut des juifs en France et installe, en parallèle, une trentaine de camps de concentration au Maroc, regroupant près de 2000 juifs d'origine européenne.
• 31 octobre 1940. Mohammed V signe le dahir juif au Maroc.
• 8 août 1941. Mohammed V signe à nouveau un dahir instaurant un deuxième statut des juifs, beaucoup plus sévère.
• 8 novembre 1942. Débarquement américain au Maroc, suivi peu après du démantèlement du réseau des camps de concentration.


[Les principaux camps de concentration au Maroc sous Vichy]


Lobbying sioniste. Les Arabes, complices de l’Holocauste ?

Robert Satloff est l'homme par qui le scandale est arrivé. Auteur en 2006 de Parmi les justes, histoires perdues dans le long prolongement de l'Holocauste dans les pays arabes, il a compilé cinq ans de recherches, dont deux années au Maroc, sur les persécutions antisémites dans les pays arabes pendant la Seconde guerre mondiale. Grâce à des témoignages de rescapés juifs, il y décrit l'enfer des camps de concentration créés par Vichy en Afrique du Nord. Dans son ouvrage, il dédouane Mohammed V, lui accordant même un accessit en reprenant la phrase légendaire qu'aurait assenée le sultan alaouite aux autorités de Vichy : “Au Maroc, il n'y a pas de juifs, il n'y a que des Marocains”. Satloff a déclaré vouloir, avec son ouvrage, mettre en lumière les Arabes qui ont secouru les juifs pendant la Deuxième guerre mondiale, dont Mohammed V. Cependant, derrière ce projet louable, d'autres intentions pointent, dont la plus importante : l'association des Arabes à l'histoire du génocide juif. À travers cette tentative de “mondialisation” de l'Holocauste, Satloff veut contrer l'argument habituel des gouvernements arabes face à la création de l'Etat d'Israël : “Les Palestiniens payent pour un génocide perpétré par d'autres”. Rien d'étonnant en soi. Robert Satloff est directeur du Washington Institute for Near East Policy (WINEP), un centre de recherches qui a la réputation d'être le “think tank” de la droite israélienne, très lié à l'administration républicaine américaine, principalement les néo-conservateurs. Parmi les anciens membres les plus célèbres du WINEP, on retrouve d'ailleurs des personnes au CV très chargé, dont un certain Richard Perle, le père idéologique de la guerre contre l'Irak. Pour les besoins de notre enquête, nous avons soumis à Robert Satloff une série de questions auxquelles il n’a pas souhaité répondre.


Boudnib. Trois camps et des bribes de mémoire

À Boudnib, petite localité de 10 000 habitants à 90 kilomètres au sud-est d'Errachidia, les habitants se souviennent de tout et de rien. La bourgade n'a rien perdu du souvenir de Mohamed Oufkir, ancien homme fort de Hassan II, dont la demeure paternelle tombe aujourd'hui en ruines, au beau milieu de la place principale du village. Ce n'est pas tout. Les Boudnibis se doutent que si leur patelin possède trois casernes militaires, dont deux à l'entrée de la bourgade, ce n'est pas par coïncidence. Les trois bâtisses ne sont que la version moderne des anciens camps de concentration où l'armée française, du temps de l'occupation, a parqué des centaines de prisonniers, nationalistes mais aussi européens. Et parmi eux se trouvaient beaucoup de juifs, emprisonnés entre 1940 et 1942. Curieusement, plus personne ne s'en souvient, ici, à Boudnib. “Vous savez, tous nos moyens d'information à l'époque se résumaient à un ou deux postes radio, autour desquels on se regroupait… pour écouter de la musique”, résume cet octogénaire, ancien commerçant qui a bien côtoyé la communauté juive du pays. “Il y a deux choses que je peux vous affirmer avec certitude. La première est que Boudnib était composée majoritairement de juifs. La deuxième est que les prisonniers d'origine italienne composaient l'essentiel des camps de la ville… puisqu'ils venaient régulièrement nous dispenser des cours de musique à l'école primaire”, poursuit le vieil homme, considéré comme la “mémoire (encore) vivante de la ville”.



Camps de concentration. Chez nos frères maghrébins

Les juifs d'Algérie et de Tunisie, les deux autres colonies françaises d'Afrique du Nord, n'échapperont pas plus que le Maroc aux lois antisémites de Vichy. À Alger comme à Tunis, les autorités françaises leur imposent un numerus clausus (quotas) dans les professions libérales, un inventaire de leurs biens, etc. En Algérie, les autorités françaises vont même plus loin qu'au Maroc. En 1940, le décret qui accordait la nationalité française à tous les juifs algériens est abrogé, renvoyant ces derniers à leur statut d'indigènes. Comme au Maroc, les colonies arabes de la France auront aussi droit à leurs camps d'internement. Dans le cas de l'Algérie, les juifs étrangers essuient les plâtres, bientôt rejoints par tous les “indésirables” de l'Algérie vichyste : gaullistes, communistes et francs-maçons. La France de Vichy poussera le cynisme jusqu'à interner les soldats juifs algériens, auparavant mobilisés dans l'armée française. La guerre perdue, ils ne peuvent plus servir de chair à canon, ils sont devenus quantité négligeable. Envoyés dans des camps situés sur la frontière maroco-algérienne, ils participeront à la construction de la ligne de chemin de fer du Transsaharien. De l'autre côté de la frontière, à quelques kilomètres, des juifs étrangers internés oeuvrent aussi à ce grand projet “civilisateur”. Une manière pour la France de Vichy d'optimiser sa main-d'œuvre esclave. Réputé pour sa dureté, le camp de Djenen-bou-Rzeg (dans le sud oranais) est un bagne où les militaires français, souvent membres de milices fascistes, manient la cravache de bon cœur et usent de sévices corporels. Contrairement au Maroc, le débarquement américain de novembre 1942 ne mettra pas fin à leur calvaire. Bien au contraire. Plus de 12 000 appelés juifs, exclus des unités combattantes françaises, sont envoyés aux camps de Bedeau à partir de janvier 1943. La fermeture des camps algériens ne commencera que fin avril 1943. En Tunisie, la situation des juifs est pire encore. L'Allemagne nazie occupe le pays pour contrer l'offensive américaine en Afrique du Nord. Une quarantaine de juifs tunisiens en feront les frais. Ils seront déportés dans des camps d'extermination en Autriche et en Allemagne. Un monument aux morts en déportation, érigé à Tunis, égrène leurs noms. Comparaison n'est pas raison, mais les juifs marocains n'ont pas connu une telle horreur.


Dernier mot.
Mohammed V. Juste, mais impuissant

En 2007, le roi règne et gouverne et l'enjeu de la démocratie, le seul qui vaille, revient à partager (avec la classe politique) un peu du pouvoir divin de la monarchie. Mais il n'en a pas toujours été ainsi. En 1940, par exemple, Mohammed V était encore Sidi Mohamed Ben Youssef, un jeune sultan monté sur le trône à 18 ans à peine, sans aucune qualification professionnelle. Un homme qui a signé, en 1930, le catastrophique dahir berbère. Un (jeune) homme, enfin, qui a pris réellement peur quand les nationalistes sont venus le porter sur leurs épaules pour célébrer, pour la première fois, la fête du trône (1933). En 1940, donc, le sultan du Maroc, déjà sous la coupe du protectorat, n'a qu'une obsession : son trône. Conscient à la fois de ses devoirs et des limites de son pouvoir, Mohammed V joue une partition d'une incroyable complexité entre 1940 et 1942, au plus fort de la Deuxième guerre mondiale, époque ô combien incertaine. Il signe bien les dahirs juifs pour ne pas risquer son trône. Mais il multiplie les “gestes”, aussi discrets qu'efficaces, pour ne pas se couper de ses sujets juifs. Et il ignore royalement les camps de concentration ouverts dans tout le pays, regroupant juifs, communistes, républicains espagnols, etc. Mohammed V joue la montre et il a la chance de voir la guerre basculer, finalement très vite, du bon côté : celui des Américains. Sauvé par le gong… Relire toute cette partie de notre histoire n'a d'intérêt que si l'on ouvre les yeux sur ce que les hagiographes ont sciemment effacé : la vérité. Sur un sultan à la fois très juste et totalement impuissant, plus raisonnable que courageux et dans tous les cas intelligent (et bientôt “canonisé” ?). Sur des nationalistes pas toujours inspirés dans leur lecture des changements en gestation. Et sur une communauté juive marocaine aussi humaine que possible. Les juifs de Mohammed V ont été, successivement, tentés de s'affranchir de leur statut de “sujets”, de se rallier à la France, de partir en Israël, etc. Comment le leur reprocher, a fortiori quand on sait l'enfer auquel ils ont échappé ?

Par Karim Boukhari et Hassan Hamdani

source avec photo: http://www.telquel-online.com/274/couverture_274.shtml